La population de la planète va se réduire considérablement

Dans leur premier livre, Carles et Granger, encore chercheurs à l'Université de Montréal, avaient prévu le retour des grandes pandémies pour le 21ème siècle. Dans leur tout dernier livre, publié l'an dernier, ils annonçaient l'imminence du retournement démographique et du déclin de la population mondiale. Cette prédiction se confirme aujourd'hui avec la publication de plusieurs études scientifiques. Celle publiée par le professeur Vollset et son équipe dans The Lancet (1), la revue savante qui fait autorité dans le monde anglo-saxon, annonce même une chute de la population mondiale encore plus rapide.
Pour ces chercheurs de l'Institut de statistique sur la santé publique de l'université de Washington (USA) le pic de la population de la planète mondiale serait atteint dès 2046 aux alentours de 10 milliards d'humains. La chute serait alors très rapide. Ainsi, d'ci 2100, la Chine perdrait quelque 700 millions d'habitants (contre 400 millions prévus par Carles et Granger). A l'instar de la Chine, 23 pays devraient voir leurs populations diminuer de moitié d'ici la fin du siècle. Le Japon passerait ainsi de 127 millions d'habitants actuellement à 53 millions en l'an 2100. En Europe, l'Italie passerait de 61 millions à 28 millions, l'Espagne et le Portugal subiraient des déclins démographiques de même ampleur. Seules la France et l'Angleterre s'en sortirait un peu mieux. Comme le prévoyaient Carles et Granger, l'Afrique serait encore en expansion mais pour un temps seulement. Le Nigéria, en triplant sa population actuelle atteindrait quelque 800 millions d'habitants à la fin de ce siècle et dépasserait ainsi la Chine. Le Nigéria se rapprocherait alors de l'Inde devenu le pays le plus peuplé du monde mais déjà en déclin démographique.
De nombreux pays cherchent à relancer la natalité, par des politiques incitatives : réduction d'impôts, aide financière directe, accompagnement social, temps partiel payé pour les mères, etc. Jusqu'à présent ces politiques semblent sans effet notable. Singapour qui essaye désespérément de redresser sa natalité par tous les moyens possibles stagne à 1,3 enfants par femme. Les évolutions culturelles et la progression partout de l'éducation conduisent à une moindre natalité. Certaines études, citées dans le livre de Carle et Granger, semblent également montrer une érosion de la fertilité humaine.
Selon la plupart des démographiques, pour les pays les plus touchés, notamment en Occident, l'immigration deviendra une nécessité pour éviter l'effondrement économique et maintenir le niveau de vie des futurs retraités.
Les dernières données démographiques publiées, les prévisions actualisées concernant le réchauffement climatique et le retour des pandémie, semble conforter le "scénario pour demain"  illustré par la vidéo ci-dessous.

D'après "L'Apogée, l'Avenir en Perspective"

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(1) Fertility, mortality, migration, and population scenarios for 195 countries and territories from 2017 to 2100: a forecasting analysis for the Global Burden of Disease Study • Prof Stein Emil Vollset, et al. The Lancet, ISSN: 0140-6736, Vol: 396, Issue: 10258, Page: 1285-1306