Rencontre avec Audrey Pulvar à Montpellier

La journaliste Audrey Pulvar était de passage  vendredi 11 décembre  à la librairie Sauramps et à la médiathèque Emile Zola à Montpellier pour la sortie de son ouvrage Libres et Insoumis aux éditions de La Martinière.

Parce qu'ils ont marqué son parcours, Audrey Pulvar brosse le portrait d'une vingtaine d'hommes aux destins exceptionnels. D'Alexandre Dumas à Salman Rushdie, en passant par Albert Camus, Martin L. King ou André Brink, Audrey Pulvar les raconte avec toute la force de ses convictions et un attachement profond à chacun d'entre eux.

échanges d'Audrey Pulvar et Philippe Saurel, maire de Montpellier

Audrey Pulvar a intégré l’école Supérieure de Journalisme de Paris dont elle sort major en 1994. Elle débute à Antilles Télévision, en Martinique, chaine dont elle deviendra la directrice de la rédaction entre 1999 et 2002. En 2003, elle rejoint France 3 où elle présentera notamment le Soir 3 et le 19-20, avant de rejoindre i-Télé en 2009. Aujourd’hui, Audrey Pulvar présente le Grand JT et anime le débat « On Ne Va Pas Se Mentir » sur I-télé. Elle collabore également au « Grand 8 » de Laurence Ferrari sur D8.

L’Enfant bois, son premier roman, est paru au Mercure de France en 2004 et a obtenu le Prix Carbet des Lycéens. Audrey Pulvar a reçu le trophée des femmes en Or (catégorie média) en 2008.

"Midi se meurt, sauvons-le" de Philippe Villemus

Ce livre s’inscrit dans un courant de prise de conscience globale vis à vis de cette idéologie, maintenant reconnue mortifère, qu’est le néolibéralisme. Il s’inscrit également dans le refus du nivellement, de la pensée unique qui voudrait nous imposer une vision prophétique de l’évolution de nos sociétés, du rejet de toute réflexion sur les possibles alternatifs. Ce livre est un ouvrage de combat pour une ligne de refus : non, nos villages ne sont pas condamnés à devenir soit des banlieues uniformisées, soit des déserts économiques, culturels ou autres, non, nos villes n’ont pas à subir mutilations sans respect pour leur histoire, non, le Midi n’a pas vocation à devenir le bronze fesses de l’Europe.

Cette bande de territoire qui s’étend le long de la Méditerranée des Pyrénées aux Alpes, sur une cinquantaine de kilomètres de large jusqu’aux contreforts du Massif Central n’est pas condamnée à être bétonnée et bitumée pour les besoins de la cause touristique. D’autres solutions existent, Philippe Villemus les énumèrent. Elles s’inscrivent dans l’histoire et la culture de ce Midi tant méprisé par les élites parisiennes, en témoignent quelques anecdotes rappelées par l’auteur. Des autres dangers qui menacent l’intégrité de ce territoire, le changement climatique n’est pas le moindre. Il risque en effet d’avoir des conséquences dévastatrices sur le faune, la flore et au bout du compte sur les hommes et les femmes qui le peuplent.

Ce n’est pas à un repli frileux et identitaire qu’appelle Philippe Villemus mais au contraire à une ouverture, en brandissant une culture, un caractère, un langage si précieux car héritiers d’une longue tradition. Face à ces ruptures catégoriques que veulent nous imposer les tenants d’une globalisation totale et sans restriction tant dans les domaines culturels, que linguistique avec la prédominance de l’anglais, que consumériste avec l’uniformisation généralisée, qu’architecturaux dans ses errements absurdes etc...

C’est aussi un réquisitoire pour la transmission, transmission d’une identité mise à mal par les problématiques actuelles, d’une histoire cahotique. la transmission «qui est au coeur de la survie identitaire pour tout groupe humain».  Si le Midi se meurt dans la misère sociale qui le mine, la corruption qui le gangrène, l’incompétence qui le dirige, la pollution qui l’envahit et d’autres maux non moins considérables, il s’agit d’agir sans délai pour limiter les dégâts, et Philippe Villemus nous donne quelques pistes.
«Midi se meurt, sauvons-le !» de Philippe Villemus aux éditions Le Papillon Rouge

M. P.

les villages de l'hérault

De la révolution à la guerre de 14-18, les villages de notre département n’ont guère changé. Au début du XXème siècle, l’Hérault ne comptait que 480 000 habitants et 340 communes dont 41 seulement rassemblaient plus de 2000 habitants, et de ce fait étaient considérées comme des villes. Mais c’est au cours du XXème siècle que ces villages ont le plus évolué.
«Au cours du siècle passé, la vie dans les villages héraultais bénéficie d’une vie moins trépidante qu’aujourd’hui. C’est une existence rythmée par les saisons, identique d’une année sur l’autre. On ne voyage pas, on ne se déplace pas pour son travail. La vie familiale est stable, avec moins d’imprévus. Elle est plus rassurante, moins stressante. On se marie dans son village ou dans le bourg voisin, avec des gens que l’on connaît. On fait souvent le même métier que son père, on le maîtrise donc très jeune. Et si l’on veut changer, les possibilités sont larges car le chômage est inexistant. La vie des villageois est par essence proche de la nature...» C’est bien évidemment la description d’un monde révolu que nous exposent Louis Secondy et Hubert Delobette. A travers l’architecture, les structures sociales et familiales, l’éducation, la religion, les modes de transport, l’économie -essentiellement la viticulture, les successives migrations de population, la vie politique... ils nous montrent ou nous rappellent comment s’organisait ce monde villageois et comment il a évolué jusqu’à nos jours. Un siècle d’histoire locale passionnante et admirablement illustrée.

M. P.

Les villages de l'Hérault - cent ans d'une passionnante histoire
de Louis Secondy et Hubert Delobette
Le Papillon Rouge Editeur

Yvon Bergon : Comment travailler le bambou

Après avoir fait son apprentissage aux établissements Cogolin, dans le Var, jusqu’en mai 68, Yvon Bergon s’installa à Anduze, près de la Bambouseraie de Parafrance. C’est ainsi qu’il a mis au point les techniques de mise en forme, en particulier celle du brûlage, qui lui permirent d’utiliser les bambous locaux, différents des bambous d’importation jusque là employés pour la fabrication de divers objets et de meubles. Jusqu’à la fin de son activité à la Maison du Bambou, il perfectionna son art et ses techniques. A son grand regret il n’a pas pu transmettre son savoir-faire. «Cet ouvrage pourrait au moins faire revivre cet artisanat disparu depuis mon entrée dans la retraite. Mon voeu le plus cher serait que cette méthode puisse donner le goût et l’envie à tous ceux qui liront ce livre, de tenter l’aventure, et qu’au fil du temps cette théorie s’enracine dans l’empire du Levant et en Europe. Il serait dommage que ce savoir-faire tombe dans l’oubli.» Et nous ne pouvons qu’approuver cette dernière appréciation.
 Dans un ouvrage abondamment illustré, Yvon Bergon aborde avec détails et précision les différentes variétés de bambous dont les plus appropriées à cet artisanat. Les successives étapes du travail, la coupe, le séchage, la conservation, le brûlage, les mises en formes -courbures ou redressement- sont ensuite décrites ainsi que les différents outils utilisés. Il guide enfin l’amateur ou le futur professionnel dans la fabrication de divers meubles, tables, fauteuils, lits, étagères etc...

M. P.

Terroirs viticoles - Paysages et géologie en Languedoc

Le Languedoc, terre de vins et de diversité géologique est le sujet d'un ouvrage qui nous révèle comment les roches et les formes du relief organisent les terroirs, comment les vignobles ont su profiter de ces possibilités infinies pour nous offrir des vins qui parlent de la terre et du travail des hommes.

Ce livre de référence décrit et explique la diversité des terroirs entre Nîmes et Narbonne. Jean-Claude Bousquet, Géologue, Docteur es Sciences, ancien Maître de Conférence de l’Université Montpellier II, nous révèle comment les roches et les formes du relief organisent les terroirs, comment les vignobles ont su profiter de ces possibilités infinies pour nous offrir des vins qui parlent de la terre et du travail des hommes.

Les éditions Écologistes de l’Euzière vous dévoilent la couverture de l’ouvrage "Terroirs Viticoles", sélectionnée parmi les 90 photos envoyées par 320 internautes depuis février 2016.

Sur cette première sélection, 10 ont été sélectionnées. C’est sur ce panel de photographies que les participants ont voté pour choisir la photo qui représentera le mieux l'ouvrage. La couverture gagnante  a récolté plus de 80 votes. 

Une montpelliéraine en Chine

Il est bien évident que vue de loin, de France en l’occurrence, la Chine demeure un mystère pour bon nombre d'observateurs. Un régime politique communiste, que l’on qualifie aussi de totalitarisme  «replié» qui développe une croissance économique de type capitaliste, l’alliance est loin d’être banale. Comment cela peut-il marcher ? Et d’abord est-ce que ça marche ? Comment s’exprime et se ressent dans le quotidien cette dichotomie. Ce n’est évidemment pas le touriste de passage qui va pouvoir se faire une opinion, ni l’observateur accro à son écran d’ordinateur, ni même peut-être le résident expatrié qui y mène sa vie sans trop se soucier de ce qui l’entoure. Géraldine Sidoti a voulu en savoir plus sur ce pays dans lequel elle vit depuis douze ans et son témoignage est précieux. Elle se révèle d’abord une observatrice attentive et curieuse. Elle livre ses appréciations, ses jugements personnels à travers la description du mode de vie, du caractère, des manies, des préjugés, des superstitions, des qualités et des défauts des chinois qu’elle regarde vivre avec beaucoup d’empathie.
Que reste-t-il de la Culture et des traditions chinoises après la libéralisation de l’économie et des esprits ? En 2003 était paru sous la signature de Fabienne Verdier «Passagère du silence». Elle y faisait le récit de son séjour en Chine dans les années 80 et son apprentissage auprès de vieux maîtres de l’art de la calligraphie. «Le calligraphe est un nomade, un passager du silence... Il est animé par le désir de donner un petit goût d'éternité à l'éphémère.», déclarait-elle dans une interview. Qu’en est-il à présent de l’art traditionnel chinois ? Mais qu’en est-il, plus prosaïquement aussi de la vie quotidienne ? Autant de questions auxquelles Géraldine Sidoti s’efforce d’apporter réponses et appréciations. «La vie en Chine est à la fois surprenante, déroutante et motivante, rude parfois aussi, mais jamais monotone», écrit-elle, et elle nous fait donc part de ses surprises, tout en cherchant les explications dans l’histoire et l’évolution de ce pays pour lequel, de toute évidence, elle s’est prise de passion. Passion qu’elle nous fait partager avec talent et précision.

Mon défi chinois de Géraldine Sidoti est diffusé uniquement en numérique et distribué par plusieurs sites.

M. P.

Gribouillis de pensées

"Au seuil où j’en suis, je vais vous dire la vérité. Ce n’est pas l’histoire de Julie, ce livre est une autobiographie, c’est la vie de Mino DÉRIVE.
DÉRIVE, en souvenir des mathématiques et des dérivées… DÉRIVE, comme un bateau, emporté par le courant…
DÉRIVE, à défaut d’écrire DES RIVES, pour toute la poésie de celle qui voulait atteindre l’autre rive et qui a dû nager longtemps dans une eau plus que trouble avant d’y parvenir…
DÉRIVE, Mino s’écartait de la norme, de la morale pour accéder à un instant de bonheur…
Mino en souvenir de ses trois complices (Jean-Pierre, Gilles et Thierry bien sûr) qui l’ont toujours prénommé ainsi."

Couverture du livre gribouillis de penséesAvec son  livre Gribouillis de pensées, Dominique Minana, de son surnom Mino Dérive nous livre ici un roman au plus près de de l'être humain et de sa psyché. Histoire d'une petite fille, ado, femme, handicapée. Histoire de son monde intérieur, qu'elle dévoile dans ce livre. "JE VEUX VIVRE", écrit-elle. Récit d'une époque également et d'une région : le Languedoc Roussillon.
Voilà donc un roman autobiographique, original, au style d'écriture libre, comme son auteure. Les commentaires de la narratrice, glissés entre les chapitres, créent une double temporalité au récit, et établissent un lien complice entre l'auteure et le lecteur. Ils relatent ses doutes sur sa propre oeuvre et ce qu'elle souhaite transmettre au lecteur, dans ce récit qu'elle couche sur le papier.
Mino dérive et nous emmène, entre réalité et imaginaire, sautant d'une période de sa vie à une autre, mais sans jamais nous perdre.

Résumé :

Mino Dérive raconte Julie et les séquelles subies d’une naissance prématurée, d’une vie « au ralenti » dans un corps inerte. De la petite enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte, la femme en herbe doit faire preuve d’une volonté sans frein pour acquérir ce qui semble être la base du commun des mortels : être scolarisé, avoir des amis, des amours, travailler, et disposer d’un droit sur son propre corps et sa vie. Ici, au-delà du combat quotidien, les nombreux doutes et questionnements relatifs au handicap s’illustrent particulièrement au sein de relations amoureuses, avec Théo, Pierre, Michel, et Théo encore…

Argumentaire :

Avec retenue, mêlant son regard à celui de Julie, qui gagne en maturité au fil du récit, Mino Dérive aborde les sujets tabous de notre société sur le handicap, les origines, la sexualité, le droit de mort… Contrairement à ce que voudrait nous laisser croire le titre de cet ouvrage, les mots sont ici pesés, longuement réfléchis, comme la marque de sages pensées confinées dans un corps trop étriqué, un espace trop restreint, avant d’être couchés sur le papier. Il s’en dégage une force vive, que l’on suppose être celle de Julie : personnage fougueux, déterminé, passionné avant d’être handicapé. Ode à la vie, dans tous ses aléas, sans larmoiements, ce roman autobiographique prend aux tripes et offre une belle leçon… de vie.

 

Dominique Minana alias Mino DériveJe me nomme Dominique MINANA dans la vraie vie. Je suis porteuse d'une maladie orpheline depuis ma naissance.
J'ai 57 ans.
Je n'ai rien inventé dans ce livre, c'est bien mon autobiographie.
Je suis revenue à Montpellier suite à mon divorce et j'ai repris le militantisme en créant l'association Hactions. Cette association prend la défense des handicapés (dans tous les domaines : accessibilité, emploi, formation, scolarité, revenus, logement, etc..)

 

Langage d'jeuns

L'auteur montpelliérain Jean-Marc Harel-Ramond se penche sur le langage des jeunes dans son dernier ouvrage Dictionnaire du langage d'jeuns aux éditions Ovadia. 

Les jeunes du XXIe siècle évoluent avec une conception de la vie et une manière de s’exprimer propres à leur génération. Par le biais du téléphone cellulaire, des réseaux sociaux ou tout simplement dans les cours de récré, leur langage surprenant et singulier a trouvé une place prépondérante.

Quand vous écrivez des SMS à vos enfants, vos amis ou vos potes, vous terminez par un bon gros « lol ». Il vous arrive même de trouver que votre adolescent révèle un comportement « relou ». Vous pensez être au top de la branchitude. Détrompez-vous : c’est presque déjà has been… Le Dictionnaire du langage d’jeuns propose un panel de mots et d’expressions que les d’jeuns d’aujourd’hui utilisent couramment. Souvent imagé, jamais égalé, ce langage conserve une part du verlan des années 1960 et intègre des symboles d’une évidence souvent flagrante.

Jean-Marc Harel-Ramond, psycho-anthropologue et essayiste, a souhaité retracer les différentes évolutions de notre étonnante langue française à travers un ordre alphabétique simple et divertissant. Il ne manque jamais d’insérer, autant que faire ce peut, une étymologie latente ou une provenance étrangère pour comprendre et décortiquer ces mots à connotation « extra-terrestre ». Si vous vous sentez largué par « j’ai le seum », « c’est d’la balle », « le chiro », « swag » ou « genre » que votre jeune ado utilise, cet ouvrage dévoile une véritable encyclopédie incontournable et indispensable.

Jean-Pierre Fournier : L'affaire Laget, une énigme qui bouleversa la France

C’est une affaire peu commune que nous conte Jean-Pierre Fournier dans son livre édité par Le Papillon Rouge, L’affaire Laget. Il nous relate l’histoire d’un fait divers qui a secoué le landerneau biterrois dans la première moitié du vingtième siècle. Pierre Laget, médecin ayant combattu en 14-18, médaillé et honorablement connu, fut pourtant accusé d’avoir empoisonné quatre membres de sa famille. Malgré ses dénégations, des zones d’ombres découvertes lors de l’enquête, liées à ses incessants besoins d’argent suite à d’imprudents boursicotages, à une gestion approximative de ses affaires, à ses incartades, ne témoignèrent pas en sa faveur. Sa condamnation fut prononcée mais cédant aux incertitudes et au mystère auquel cette affaire ne pouvait échapper, le président Paul Doumer signa une grâce et la peine capitale fut changée en déportation. Pierre Laget fut donc envoyé en Guyanne à la prison de Fontevrault où il  décéda en 1944. Béziers avait alors oublié cette histoire qui avait pourtant fait tant de bruit.

Au-delà de ce fait divers, Jean-Pierre Fournier nous dresse le décor d’un Béziers alors prospère, nous décrit la ville et la société de cette époque avec nombreux détails précis et érudits. Dans un style alerte et sobre, il nous permet de nous plonger aisément dans cette histoire pas si simple qu’elle pourrait paraître, ainsi que dans ce décor de Béziers et de ses environs tel qu’il se dessinait il y a un siècle.

M.P.

Jean-Pierre Fournier : L'Affaire Laget, Une énigme qui bouleversa la France

Le Papillon Rouge Editeur

Lassalvy "C'est la vie"

Si le rire est le propre de l’homme, l’humour est une disposition particulière pas toujours généreusement partagée. Des évènements pas très lointains nous ont même montré que certains individus étaient hermétiques à certaines formes de caricatures, et que celles-ci  pouvaient même déclencher chez eux des élans meurtriers. Charb, Cabu, Wolinski, Honoré, Tignous en ont été les victimes, des crayons contre des armes, l’humour contre la folie, la poésie contre l’hystérie. Robert Lassalvy (1932-2001) s’était toujours gardé de s’aventurer sur les terrains qui peuvent déclencher des passions :  la politique, la religion, faisaient partie des thèmes qu’il refusait d’aborder. Il faisait du dessin humoristique une aventure ludique, provoquant parfois chez lui l’inquiétude d’être en panne d’inspiration mais aussi, souvent, un large sourire quand il avait trouvé une bonne idée. Son terrain de jeu,  c’était la grivoiserie avec ses pin-up aux formes généreuses, aguicheuses, naïves ou impertinentes, c’était ces mâles au regard avide ou libidineux flanqués de leurs épouses décrépies mais autoritaires. C’était aussi  un regard tendre et délicat posé sur l’enfance et les petites gens.
A ses début dans l’effervescence parisienne, il se lie avec d’autres dessinateurs tels Sempé, Fred ou Cavanna. Il commence à publier très tôt ses dessins dans divers journaux et revues très nombreuses à cette période des années cinquante. Il publie également à l’étranger, aux Etas-Unis, au Brésil et surtout au Japon où un quotidien lui consacre une chronique en première page : «Lassalvy c’est la vie !». C’est à Cournonterral où il s’est retiré, lassé de la vie parisienne,  qu’il continue à produire et à publier dans diverses parutions. C’est aussi  là, dans son atelier, qu’il se met à peindre, développant d’autres aspects de ses talents, en particulier de coloriste. Jusqu’à ses derniers jours, en 2001, il réalisa de nombreuses toiles. C’était pour lui une grande satisfaction de rencontrer, lors de ses expositions, autant de succès pour ses peintures qu’il avait pu en rencontrer pour ses dessins.
M. P.
Le livre est à commander sur le site officiel

 

 

 

Les éditions Méridianes fêtent leurs 10 ans

En 2015, les éditions montpelliéraines de livres d'artistes, Méridianes, fêtent leurs dix ans par une série d'événements et de rencontres.

Le 20 novembre, Pierre Manuel, éditeur fondateur, critique d'art, présente la collection "Maison Natale" à la Maison de la Poésie de Montpellier, à l'occasion de la parution de "WZ", d'Antoine Emaz et Vincent Bioulès,  dans cette collection. La soirée sera animée par des lectures d'Antoine. Emaz Pierre Manuel s'entretient avec les poètes et artistes ayant pris part à cette collection : Antoine Emaz, Vincent Bioulès, James Sacré, René Pons, Luis Mizon, Jean-Gabriel Cosculluela, Alain Clément.

Vendredi 20 novembre 2015 à 19h - Maison de la poésie - Moulin de l'Evêque - 78 avenue du Pirée à Montpellier