Une montpelliéraine en Chine

Il est bien évident que vue de loin, de France en l’occurrence, la Chine demeure un mystère pour bon nombre d'observateurs. Un régime politique communiste, que l’on qualifie aussi de totalitarisme  «replié» qui développe une croissance économique de type capitaliste, l’alliance est loin d’être banale. Comment cela peut-il marcher ? Et d’abord est-ce que ça marche ? Comment s’exprime et se ressent dans le quotidien cette dichotomie. Ce n’est évidemment pas le touriste de passage qui va pouvoir se faire une opinion, ni l’observateur accro à son écran d’ordinateur, ni même peut-être le résident expatrié qui y mène sa vie sans trop se soucier de ce qui l’entoure. Géraldine Sidoti a voulu en savoir plus sur ce pays dans lequel elle vit depuis douze ans et son témoignage est précieux. Elle se révèle d’abord une observatrice attentive et curieuse. Elle livre ses appréciations, ses jugements personnels à travers la description du mode de vie, du caractère, des manies, des préjugés, des superstitions, des qualités et des défauts des chinois qu’elle regarde vivre avec beaucoup d’empathie.
Que reste-t-il de la Culture et des traditions chinoises après la libéralisation de l’économie et des esprits ? En 2003 était paru sous la signature de Fabienne Verdier «Passagère du silence». Elle y faisait le récit de son séjour en Chine dans les années 80 et son apprentissage auprès de vieux maîtres de l’art de la calligraphie. «Le calligraphe est un nomade, un passager du silence... Il est animé par le désir de donner un petit goût d'éternité à l'éphémère.», déclarait-elle dans une interview. Qu’en est-il à présent de l’art traditionnel chinois ? Mais qu’en est-il, plus prosaïquement aussi de la vie quotidienne ? Autant de questions auxquelles Géraldine Sidoti s’efforce d’apporter réponses et appréciations. «La vie en Chine est à la fois surprenante, déroutante et motivante, rude parfois aussi, mais jamais monotone», écrit-elle, et elle nous fait donc part de ses surprises, tout en cherchant les explications dans l’histoire et l’évolution de ce pays pour lequel, de toute évidence, elle s’est prise de passion. Passion qu’elle nous fait partager avec talent et précision.

Mon défi chinois de Géraldine Sidoti est diffusé uniquement en numérique et distribué par plusieurs sites.

M. P.

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon