Inondation, 17 septembre 2014

En Languedoc, les vents chauds venus de Méditerranée se heurtent en automne à l'air froid des Cévennes, entraînant des périodes de pluies diluviennes. L'automne 2014 restera dans les mémoires pour l'intensité des orages et la gravité des dévastations.

Inondation, 17 septembre 2014, un témoignage intime et bouleversant à partager dans un récit de la Montpelliéraine Françoise Renaud.

Le 17 septembre 2014, le village de Saint-Laurent-le-Minier a subi un événement sans précédent. Une vague de boue, issue d'un ruisseau appelé Naduel, l'a submergé, causant d'impressionnants dommages, détruisant des ponts, emportant des jardins, dévastant des maisons. L'écrivain Françoise Renaud venait de quitter Montpellier pour s'installer dans cette vallée. Elle a raconté ce qu'elle a vu (elle était aux premières loges) et vécu durant cette période hors du temps ordinaire. Une catastrophe, un bouleversement.

« Les premiers jours dans la vallée, on avait l'impression que ce n'était plus le même pays à cause de l'élargissement de l'espace, de l'absence des arbres, du rocher subitement apparu. Et puis autour, ce saccage. » 

L'épisode a été violent, du jamais vu, à inscrire dans les annales. Pour l'écrivain, il est naturellement devenu matière d'écriture. Elle a écrit pour les gens, pour raconter le choc, le chaos, et puis la solidarité.

« Après la sidération, on s’est tous mis au travail. Les semaines qui ont suivi restent inoubliables : effervescence, solidarité, liens entre hommes et femmes de ce lieu indéfectiblement tissés... 

Aujourd’hui, quand nous nous rencontrons et en parlons, nous nous embrassons et parfois nous pleurons. J’ai voulu refléter l’intensité de cet épisode à travers un texte personnel qui met des mots sur l’expérience traversée, la rend commune à tous et garde vivant le souffle qui nous a habités durant un automne qui ne ressemblera jamais à aucun autre.»

En effet, ce livre donne à entendre le fracas de l'eau et des arbres arrachés, à voir l'obscurité, à imaginer l'homme emporté par la vague sur le pont de la mairie. Poignant, bouleversant, voilà ce que disent les lecteurs. 

Les encres de Marie-Lydie Joffre – une plasticienne montpelliéraine qui aime plus que tout faire circuler ses œuvres et partager avec le monde – accompagnent les mots : mouvements fluides, fentes et fissures, arrachements végétaux.

Inondation, récit, illustrations Marie-Lydie Joffre, collection Petites Proses, décembre 2014, 122 pages, 8€.

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