L'Hérault Heureux de Gilbert Lhubac

L’Hérault Heureux
Gilbert Lhubac
Editions Le Papillon Rouge
Hubert Delobette réédite l’ouvrage de Gilbert Lhubac (1958-2017) que l’auteur lui avait dédicacé en 2005 en ces termes : « à mon ami Hubert, ces chroniques d’autrefois qui nous permettent d’évoquer une enfance heureuse dans un village... où nous nous connaissions tous ! ». Dans L’Hérault Heureux, souvenirs d’enfance dans l’immédiat après guerre dans un village de l’Hérault, nous mesurons à l’aune de ces récits et évocations à quel point les évolutions nous ont éloignés des plaisirs et préoccupations basiques. Gilbert Lhubac évoque dans ce livre un monde définitivement disparu. Le village constituait alors une entité cohérente, limitée, aux structures et fonctionnements bien définis, où chacun assumait son rôle en toute logique et sans scrupules. Ainsi, le curé pouvait se permettre de donner son opinion sur un film projeté dans le cinéma local, et même d’y opposer une censure auprès de ses ouailles. Son autorité était par ailleurs diversement appréciée en fonction des opinions de chacun.
Le ton n’est pas à la nostalgie, mais plutôt au témoignage, au récit anthropologique sur les modes de vie sur un territoire et à une époque déterminée. Les modes de vie, dans les villages de l’Hérault en l’occurrence, en cette époque charnière, à la veille d’une « modernité » qui se révèlera vite incontrôlable, étaient calqués sur les mêmes modèles, les mêmes impératifs. La vigne et les métiers périphériques étaient la règle générale de l’économie locale, les moyens de locomotion limités, l’importance de la famille, les loisirs peu nombreux, la vie plus ou moins en vase clos, avec ses plaisirs simples et ses vicissitudes irrépressibles. Les cadres de l’existence étaient bien posés et chacun s’y soumettait avec plus ou moins de bonne grâce.
Mais Gilbert Lhubac évoque aussi ce temps avec beaucoup d’humour. Certains dialogues, que ne renierait probablement pas Daniel Villanova, suggèrent des personnages pittoresques aux réparties impitoyables. Tous ces personnages, toutes ces scènes, évoqueront à coup sûr des souvenirs personnels chez les lecteurs des générations antérieures aux années 50, et témoignent auprès des plus jeunes d’un monde où finalement, la proximité avec la nature, la solidarité, le sentiment d’appartenir à une communauté aux intérêts convergents, constituaient le cadre d’un bonheur possible.
Michel Puech

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon