René Frégni : Dernier arrêt avant l'automne

René Frégni est un écrivain marseillais, la plupart de ses romans ont pour cadre la Provence. Mais il y est aussi souvent question de Montpellier, comme dans son dernier livre « Dernier arrêt avant l’automne » qu’il est venu présenter récemment au salon du livre à Montagnac. Dans un style direct et limpide, il nous livre des récits poétiques donnant une large part aux valeurs humanistes et écologiques. Amoureux de la nature qu’il admire et respecte, il fait l’apologie des plaisirs humbles, étranger aux fièvres consuméristes,  René Frégni est un écrivain sans fioritures ni faux semblants. Il nous livre en toute franchise et lucidité sa vision du monde. Son héros - lui-même ? - de « Dernier arrêt avant l’automne » n’a qu’une idée en tête, trouver un refuge loin de l’agitation et du tumulte. Un emploi lui est proposé pour le gardiennage et l’entretien d’un monastère abandonné, perdu dans la campagne sauvage. Il souhaite y trouver suffisamment de calme et de sérénité pour y écrire le roman qu’attend son éditeur. Mais il est rattrapé par les turbulences de la société. Le romancier ne peut pas vivre indéfiniment dans la marge, la réalité vient fracasser sa solitude et sa méditation. Mais si elle est perturbation, elle est aussi matière à nourrir son œuvre.
René Frégni nous offre des textes d’une grande tendresse et profondeur dans leur simplicité et leur sincérité, mais aussi dans l'urgence d'une écriture salvatrice. « Un jour, on se met à écrire, pour entendre la voix lointaine de nos mères. Lorsque j’écris, j’entends la voix de la mienne. Elle me lisait le soir, devant le poêle à charbon de notre cuisine, des livres qui me faisaient rêver, pleurer, découvrir le monde... Je n’entends sa voix que lorsque j’écris, dans le silence de la page blanche. Les mots que je trace lentement m’enveloppent de sa tendresse, de son regard profond, de la douceur de sa petite veste en coton rouge, contre laquelle je m’endormais. Je n’ai jamais été aussi paisible et confiant qu’en écoutant la voix de ma mère. Je suis devenu écrivain pour l’entendre chaque jour. Elle vit dans les cahiers que j’ai ouverts. Elle marche sur chaque ligne, comme je la regardais venir dans les rues de Marseille, se pencher vers moi, m’inonder de son sourire, de sa jeunesse...»

René Frégni : Dernier arrêt avant l'automne. Editions Gallimard

Michel Puech

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon