"Le choc des utopies" de Naomi Klein

Les ouvrages de Naomi Klein sont éclairants en ce sens qu’ils dévoilent les stratégies mises en oeuvre dans le but, pour certaines, d’asservissement des peuples déjà fragilisés par des catastrophes, naturelles ou pas, et d’autres, révélatrices de la volonté de sortir des systèmes mortifères pour les individus et pour la planète.

Elle a écrit le livre qui a été publié récemment, "Le choc des utopies", après un reportage qu’elle a effectué sur l’île de Porto Rico dévastée par le passage de l’ouragan Maria en 2017. Comme elle l’avait déjà constaté après le passage de l’ouragan Katrina sur la Nouvelle Orléans, la « stratégie du choc » a été mise rapidement en place à Porto Rico. Avec la complicité des autorités, les autochtones ont été encouragés à émigrer vers d’autres horizons, pendant que toutes les facilités d’installation étaient offertes à d’autres résidents, souvent originaires des Etats Unis, beaucoup plus fortunés, avec la promesse de transformer l’île en paradis, en « un espace vierge à coloniser au nom du profit ».
Mais c’est sans compter sur tous les réseaux, regroupements autogérés qui se sont organisés pour faire face à l’incurie des autorités publiques pour subvenir aux besoins les plus élémentaires, l’eau, l’alimentation, l’électricité... après le passage de l’ouragan. Ces regroupements soutenus par des personnalités locales ont proposé ensuite une alternative au pillage de l’île, une société durable et démocratique fondée sur le partenariat, les énergies renouvelables et l’agriculture biologique. Entre les deux camps qui s’affrontent, Naomi Klein a choisi le sien. Tout en accablant les partisans du « capitalisme du désastre », elle démontre que les solutions proposées, et souvent mises en oeuvre par les communautés autogérées, sont les seules à pouvoir affronter les prochains dérèglements climatiques qui menaceront probablement à nouveau l’île.
Cette réflexion sur les dispositions à mettre en œuvre face aux dérèglements climatiques, concerne en premier chef Porto Rico et son statut particulier par rapport aux Etats Unis, mais éclaire également les dispositions qui devront être prises dans d’autres régions menacées.

Michel Puech

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon