Au vent de révolte

Max Boyer, Lise Andréa, Michel Ségarra et Gaston Couté

Max Boyer, Lise Andréa, Michel Ségarra et Gaston Couté :L'association culturelle "SOUS L'AILE DES CHANSONS" se consacre à la promotion et la diffusion des œuvres de Gaston Couté et de ses successeurs dans les domaines de la chanson, de la poésie et des arts plastiques. Elle a produit le nouveau CD consacré aux poèmes de Gaston Couté mis en musique par Max Boyer et chantés par lui-même et par Lise Andréa, accompagnés au piano par Michel Ségarra. Un premier CD avait présenté quelques textes de ce poète éloquent et généreux malgré sa vie brève puisque né le 23 septembre à Beaugency dans le Loiret, il meurt à Paris le 28 juin 1911 à l’âge de 31 ans. Ecrivain, journaliste, poète et chansonnier précoce, c’est dans les cabarets de Montmartre qu’il connaît quelques succès. Anarchiste militant et pacifiste convaincu, il sera peu à peu écarté des scènes parisiennes par les bellicistes acharnés de ce début du XXème siècle qui finiront par réaliser leur rêve funèbre en 1914. Jusqu’au bout de sa courte vie il aura lutté sur les scènes qui voulaient bien l’accueillir et dans les journaux et revues telles La barricade et La guerre sociale. Tout en partageant la bohème de Satie, Carco, Mac Orlan, Max Jacob, Dullin, sûrement a-t-il croisé Apollinaire et Picasso. Il meurt dans le dénouement total alors qu’il devait paraître devant les tribunaux , poursuivi pour apologie de faits qualifiés crimes, après avoir écrit suite aux échauffourées du premier mai 1911 lors desquelles quatre policiers furent blessés : «Vous pouvez crever, tas de vaches / On n’ pleur’ pas les brut’s et les lâches !».
Victor Meric (1876-1933) qui fut un ami très proche de Couté, écrivit sur lui : «...Tout au long de cette œuvre vibrante, passionnée, circule la haine des préjugés et des superstitions religieuses, la haine des massacres guerriers, l’amour des misérables et des pauvres, l’amour de la terre… On comprend, quand on relit, aujourd’hui, ces poèmes et ces chansons, les ovations qui accueillaient le petit paysan, demeuré paysan, même à Montmartre. Et on comprend aussi le boycottage savant qui s’organisait autour de ce grand poète, d’ailleurs sans défense et qui cédait ses chefs- d’œuvre pour un louis...».
La poésie de Gaston Couté a été chantée et l’est encore par nombre d’interprètes. MAX BOYER est un de ceux-là, qui le chante avec justesse et sincérité, jusqu’à ses paroles patoisantes qui loin de paraître surannées et insolites, ajoutent à la poésie un imaginaire riche et mélodique. Max Boyer le chante sur des musiques originales de sa propre création, subtiles et élégantes, qui marquent les textes d’une certaine intemporalité, que soulignent encore les arrangements que Max a signés avec Michel Ségarra, et qui sont parfois ponctués de quelques évocations à Satie ou Chopin, mais aussi Brassens , Brel et Ferré . D’une solide discrétion, le piano, sous les doigts diligents de Michel Ségarra, accompagne et enrichit cette poésie ardente et audacieuse. La voix de Lise Andréa vient ponctuer le CD de notes un peu plus douces, même si les textes qu’elle dit ou qu’elle chante avec calme et délicatesse n’en demeurent pas moins implacables.
En 1907,  le maire de Saint Ay, où Couté était à l’école communale, lui demande de revoir les paroles de la Marseillaise, ainsi naîtra le poème la Paysanne qui s’achève ainsi :
 «...Semons nos blés, soignons nos souches !
Que l'or nourricier du soleil
Emplisse pour toutes nos bouches
L'épi blond, le raisin vermeil !...
Et, seule guerre nécessaire
Faisons la guerre au Capital,
Puisque son Or : soleil du mal,
Ne fait germer que la misère.»

Le CD se termine sur les chansons de  Alain Krezt, auteur-interprète grabellois, et de Bernard Dimey, autre probable digne héritier de Couté, tant pour la richesse de ses textes que pour son goût pour les boissons alcoolisées. Le CD est en vente sur le site de l'association Sous l'aile des chansons
Au Vent de Révolte, Max Boyer chante Gaston Couté avec Lise Andréa, accompagnés au piano par Michel Ségarra. Création graphique et maquette de Michel Puech.

Les oeuvres de Couté sont en accès libre sur le site.

M. P.

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon