Les joyeusetés de Loubat

Amis et amateurs d'art s'étaient déplacés en nombre au vernissage lancé à la galerie d'art du Mas de Coulondres ce vendredi 17 novembre 2017.

Sétois et Héraultais ont pu apprécier le travail en perpétuelle évolution de Philippe Loubat qui s'était déplacé exceptionnellement de Lunel, là où il a posé son chevalet depuis quelques années, loin de l'agitation de la ville. « Avec la figuration libre, au lendemain des années 80, c'était une libération pour les jeunes artistes que nous étions, finis la grisaille et le carcan de l'art conventionnel.» indique Philippe Loubat.

Des personnages en lévitation dans un univers coloré

Et en effet,  les toiles de l'artiste aux dimensions généreuses jettent des couleurs vives qu'il faut relier à la culture méditerranéenne du plasticien montpelliérain et des personnages le plus souvent souriants qui défient les lois de l'apesanteur avec grâce. L'impression de légèreté s'accentue avec l'absence de verticales hormis l'épée de Saint Georges face au dragon. Mettant à l'honneur le couple, celui qui gravite autour de l'arbre de vie, sa dernière toile centrée sur une page de la Bible, ou l'homme accompagné d'animaux dans l'esprit d'Alice au pays des Merveilles, Philippe Loubat crée un univers de courbes, de rondeurs, dans un amour éthéré.

On se projette tout de suite dans les marqueurs de notre culture personnelle. « Chacun y voit des références au cinéma par exemple, pour moi, il y a des allusions à Mary Poppins sous son ombrelle, précise le plasticien conceptuel Jean-Jacques François qui comme on le sait aime détourner les objets. Les bas de soie rose du torero concentrent toute mon attention, c'est bien vu ! », ajoute le Sétois.

Un regard positif sur le monde  

Le Sétois plasticien Jean-Jacques François devant le torero

En proposant des personnages au corps étiré ou aux visages bien ronds, l'artiste nous offre à voir une réalité différente qui perpétue l'histoire de la figuration, un regard résolument moderne dans la continuité des sujets de Fernando Botero. Des bras extrêmement allongés aux mains déformées, le message est toujours positif, une impression de paix intérieure se dégage des tableaux et on ne saurait rester insensible au spectacle narratif de chaque toile qui donne toute la mesure du goût du merveilleux né de l'imagination du plasticien.

Quand on sonde l'artiste, l'amour des autres perle dans ses propos comme dans ses tableaux « Je me reconnais aussi dans les films de Tim Burton, j'y vois un prolongement onirique, mon œuvre, c'est de l'ordre de l'onirisme, rien de plus

Un vernissage réussi qui se prolonge jusqu'au 2 décembre 2017 à la Galerie du Mas de Coulondres à Saint Jean-de-Védas.