Les vélos dans la ville

Réaction à l'édito : Vélo, la mobilité douce pour créer de l'emploi

Votre texte du 4 juin dernier soulignait à juste titre l'apport favorable à la qualité de la vie urbaine qu'était le développement des voies cyclables. Mais il ne faut pas négliger une autre chose qui, elle, pénalise, freine et interdit à de nombreux citadins l'usage du vélo, voire le choix pour ce moyen de déplacement: cette chose, c'est l'impossibilité de ranger son vélo à son domicile.
Dans la plupart des immeubles en copropriété ou en locations construits jusqu'ici les promoteurs n'ont pas manqué de prévoir des places ou des box de stationnement auto en vente ou en location dans les sous sols. Mais rien pour les vélos, qui "n'existaient pas". Alors, quand vous rentrez chez vous, où mettre votre bicyclette? Dans le hall? Interdit, à juste titre. Dans le misérable cagibi en sous-sol nommé "votre cave"? Fastoche! La monter dans votre appart, Par l'ascenseur? C'est sans doute interdit mais essayez, en le tenant vertical, sans maculer miroir ou cloison et encombré de vos paquets...Par l'escalier peut-être? Combien d'étages? Et chez vous, dans votre deux ou trois pièces, dans l'entrée qu'elle obstruera, Dans le séjour ou la chambre, œuvre contemporaine...aux pneus souillés?
A la réunion de Co-propriété, essayez de présenter un projet d'aménagement d'un "garage à vélos". Les propriétaires investisseurs découvrent avec scandale la présence chez eux, à cause sans doute de la politique d'assistance, de prolos à vélos. Mais, mon ami, ce que vous demandez est TECHNIQUEMENT impossible...
Si je vous écris tardivement cette réponse à votre texte du 4 juin, c'est que j'apprends que "la réduction des normes de construction" destinée à développer la création de logements allègera les obligations de surfaces de rangement collectif. Il reviendra donc aux collectivités locales de reprendre -et, d'ailleurs, pour les vélos, de durcir et imposer au moins deux, sinon quatre - pensons aux collégiens et lycéens- espaces de rangement de cycles par appartement. Et l'exiger au moment de l'acceptation du projet, et au moment du permis de construire et lors des autorisations de réaménagement d'immeubles.
Et, bien entendu, "en même temps", une campagne de persuasion auprès des propriétaires d'immeubles existants qui furent conçus au temps du tout bagnole.

François Bourguignon

Montpellier secret et insolite

Montpellier secret et insolite
Les trésors cachés de la belle languedocienne

par Marie Susplugas

Montpelliéraine de naissance, historienne de formation, Marie Susplugas a enseigné à l'Université Paul-Valéry de Montpellier. Journaliste indépendante, elle publie régulièrement des articles sur le patrimoine du Languedoc-Roussillon. Elle est également l'auteur d'une Histoire du Languedoc aux éditions Ouest-France et de Montpellier Impressions, chez Études et Communication.

"J'ai reçu ce livre. "Montpellier secret et insolite" est un ouvrage que je trouve assez complet sur les petits secrets de la ville. Il est richement illustré et la mise en page est attrayante. J'ai seulement quelques petits reproches à faire. Il n'y a pas de carte de la ville et de plan de l'Écusson dans le livre sur lesquels seraient placées les curiosités traitées dans les pages. Pour chaque curiosité on donne les adresses, mais il faut se doter d'un plan de la ville ou aller sur Google Map pour les situer. Le livre n'est pas censé être un prodige d'exhaustivité dans la liste des curiosités traitées, des éléments sont immanquablement absents comme les halles Laissac, la fontaine Font Putanelle ou la roue en pierre de la rue St Ursule, mais les éléments importants sont là, plus quelques bonus alléchants comme le restaurant la Diligence de hôtel de Varennes ou la Boite à Musiques de l'Hôtel du Palais. L'ouvrage insiste d'ailleurs sur le fait qu'à Montpellier il y a de nombreux hôtels particuliers qui cachent derrière leurs façades des trésors d'architecture et d'art appliqué, cages d'escaliers, peintures, voutes, etc. Par soucis de complétude la lecture de ce livre devrait être enrichie par la visite de ce site, bien plus exhaustif que le livre de quelqu'un qui connait bien et aime sa ville. " - Jean-Luc Drevillon. (» Amazon)