Vie associative, politique et démocratie

une réflexion de Jean-Pierre FELS suite à l'édito de Jacques Carles sur le député idéal.

Il y a des moments où l’on se pose des questions sur la maladie, la souffrance, la mort (je viens de perdre mes parents)… Dans un de ces moments, je me suis intéressé aux réflexions de Frédéric Worm. Cet homme qui n’est pas simplement un billant intellectuel (professeur de philo à l'École normale supérieure) travaille aussi avec les hôpitaux (membre du Comité national d’éthique). Il porte un regard un peu décalé sur la politique et l’époque que nous traversons. Voici ce que j’en retiens.
Tout le monde nous parle d’une crise de la démocratie, alors que la démocratie a été et est toujours malade « des maux qui ne sont pas passagers, mais constants et irréductibles. Des maladies chroniques, qui tiennent à son essence et à l'humanité même ; mais qui peuvent connaître des pics mortels. Il nous faut donc connaître et affronter ces maladies, pour revenir, non à une santé parfaite, mais à la vie humaine, avec ses créations et ses joies, dont la démocratie est une condition ».
De quelles maladies veut-il parler ? Avant tout, une violence intérieure aux relations humaines, contre laquelle la démocratie a bien du mal à lutter, face à des régressions toujours possibles. Cette violence prend des formes nouvelles accentuées par les ébranlements de l'époque : le soupçon, le mensonge ou le cynisme, renforcés par Internet ; le racisme, nourri par le terrorisme; l'ultralibéralisme, aggravé par les excès d’une mondialisation sans règles.
Pourquoi je dis tout cela ? Simplement parce que je suis convaincu que le travail bénévole que nous faisons au travers de la vie associative, de l’éducation des enfants et du soin que nous portons à notre environnement, tout cela qui ne fait pas les gros titres de la presse, est bien pourtant la base d’une vie sociale apaisée, la thérapie pour soigner les maladies chroniques de la démocratie.
Puissent nos responsables politiques le comprendre !

Jean-Pierre FELS

Montpellier secret et insolite

Montpellier secret et insolite
Les trésors cachés de la belle languedocienne

par Marie Susplugas

Montpelliéraine de naissance, historienne de formation, Marie Susplugas a enseigné à l'Université Paul-Valéry de Montpellier. Journaliste indépendante, elle publie régulièrement des articles sur le patrimoine du Languedoc-Roussillon. Elle est également l'auteur d'une Histoire du Languedoc aux éditions Ouest-France et de Montpellier Impressions, chez Études et Communication.

"J'ai reçu ce livre. "Montpellier secret et insolite" est un ouvrage que je trouve assez complet sur les petits secrets de la ville. Il est richement illustré et la mise en page est attrayante. J'ai seulement quelques petits reproches à faire. Il n'y a pas de carte de la ville et de plan de l'Écusson dans le livre sur lesquels seraient placées les curiosités traitées dans les pages. Pour chaque curiosité on donne les adresses, mais il faut se doter d'un plan de la ville ou aller sur Google Map pour les situer. Le livre n'est pas censé être un prodige d'exhaustivité dans la liste des curiosités traitées, des éléments sont immanquablement absents comme les halles Laissac, la fontaine Font Putanelle ou la roue en pierre de la rue St Ursule, mais les éléments importants sont là, plus quelques bonus alléchants comme le restaurant la Diligence de hôtel de Varennes ou la Boite à Musiques de l'Hôtel du Palais. L'ouvrage insiste d'ailleurs sur le fait qu'à Montpellier il y a de nombreux hôtels particuliers qui cachent derrière leurs façades des trésors d'architecture et d'art appliqué, cages d'escaliers, peintures, voutes, etc. Par soucis de complétude la lecture de ce livre devrait être enrichie par la visite de ce site, bien plus exhaustif que le livre de quelqu'un qui connait bien et aime sa ville. " - Jean-Luc Drevillon. (» Amazon)