Courrier des lecteurs

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Il faut que les citoyens reprennent le pouvoir politique

A propos de l'édito : "pays de vieux, pays foutu?"

« Pays de vieux, pays foutu » dites-vous et bien sûr cette constatation n’est pas loin de la vérité. Si le japon est le champion en la matière c’est que les Japonais vivent en surpopulation depuis le grand redressement de l’archipel après les années 60.
Sur un territoire de 378.000 km2 vit une population de 127 millions de personnes soit une densité arithmétique de 336 habitants au km2 alors qu’en France nous en sommes à plus de trois fois moins (104 ha/km2). Et c’est sans tenir compte de la topographie Japonaise, très montagneuse, qui oblige les zones d’habitat à se concentrer sur le bord de l’océan ce qui augmente d’autant plus la densité au m2.
Les Japonais préfèrent donc s’abstenir de faire des enfants si les conditions de leur vie future ne sont pas dignement assurées. On peut les comprendre.
Mais si la France ne connait pas ce problème c’est en partie aussi grâce à la fertilité des familles issues de l’immigration africaine. Il n’y a pas de statistiques à ce sujet car la loi l’interdit.
Elles seraient pourtant intéressantes afin que nos politiques puissent engager des mesures sociales pour intégrer vraiment ces populations.
Mais faire une véritable intégration, c'est-à-dire inculquer aux jeunes de ces communautés l’esprit de la nation et de la République à savoir la laïcité et le respect des lois.
Quand, au nom du multiculturalisme ou du  « vivre ensemble », on autorise la création d’organisations cultuelles qui prêchent le rejet des autres et l’instauration de la Charia on est très mal partis et on prépare à nos jeunes un avenir sombre.
Il faut que les citoyens, au travers des associations, reprennent le pouvoir politique qui a été abandonné à des professionnels du mensonge et de la vénalité. Tous les responsables politiques connaissent la situation de ces banlieues que l’on a abandonnées aux communautarismes  et à la délinquance. Laisser se regrouper dans des mêmes lieux des populations ignorant tout de notre culture a été la plus grande des erreurs alors que l’on aurait du les mélanger aux autochtones les obligeant ainsi à faire des efforts pour apprendre la langue, première étape indispensable à l’intégration (je ne dis pas assimilation).
J’ai des amis d’origine Algérienne qui ont toujours refusé d’habiter dans ces zones car ils considéraient, je les cite « Qu’il y a trop d’Arabes ! ».
Mais il en est de même pour toutes autres communautés, par exemple la communauté asiatique de Paris et sa région. Je suis intimement convaincu que l’unité d’un pays ne se fait pas en acceptant tout et n’importe quoi au nom d’une idéologie dont les résultats se font aujourd’hui sentir et malheureusement par des actes dramatiques.
Jean Ferrat dans sa chanson ‘Le Bilan’ dit :
C'est un autre avenir qu'il faut qu'on réinvente
Sans idole ou modèle, pas à pas, humblement
Sans vérité tracée, sans lendemains qui chantent ….
Ce nouvel avenir ce sera le défi des jeunes générations, de toutes origines, encore faut-il qu’ils en aient la volonté et le courage et c’est aux politiques d’aujourd’hui de leur en donner la possibilité.
C’est ainsi que l’on pourra combattre tous les extrémismes, de toute nature et de toutes sources, et assurer à notre pays un des plus beaux du monde un véritable avenir.
 
Pierre Josse

Le jour d'après

L’espoir peut conduire soit à mettre en accord ses convictions avec un projet de vie en société, soit à renoncer à ses convictions avec un projet d’isolement. Pour sortir de son mal-être, on peut s’affirmer ou se renier. A la démocratie d’en décider.
Les Etats-Unis ont fait le choix de l’exclusion.
Comme toujours, lorsque le pouvoir ne suscite ni envie, ni enthousiasme, le peuple se tourne vers celui qui flatte ses ressentiments, épouse ses aversions et lui offre des solutions simples. Celui ou celle que le peuple choisit fait preuve de tous les excès possibles de vocabulaire et de comportement. C’est ainsi qu’on le veut.
Se montrer vulgaire, outrancier, cynique, calomnieux ou injurieux n’a plus rien de choquant ou d’inapproprié. Promettre l’impossible devient possible. Flirter avec la bassesse devient de la franchise. Railler les imperfections de l’autre devient de l’humour. Le mal devient le bien. Les valeurs sont inversées. Le peuple en a ainsi décidé.
L’homme providentiel – il en est de même pour la femme – Messie sorti du caniveau, est intouchable.
Le phénomène qui lui permet d’être « celui qui doit être là au bon moment » n’est pas un phénomène spontané. C’est un phénomène à évolution lente dont les prémices se révèlent dans l’expression des humoristes et des cinéastes. Lorsqu’est écartée la finesse de la suggestion au profit de la vulgarité et de la description obscène, le peuple, libre des entraves que lui imposaient la vie en société, est prêt à faire confiance à celui ou à celle qui parle un langage sans fard, décrété être celui de la vérité.
Au tréfonds de chacun de nous existe ce sentiment qu’il faut, à un moment donné, laisser se manifester nos tendances profondes. On est alors prêt de confondre franchise et brutalité.
Lorsque l’évolution de la société en est à ce point, le peuple est mûr pour s’offrir le veau d’or qu’il convoite secrètement. Et puisque la démocratie lui en donne une superbe occasion, il ne s’en prive pas.
Malheur à celui ou à celle qui, dans ce maelstrom des moeurs, s’en tient à la sagesse, à la raison, au tact, à l’urbanité, à la politesse et au respect de l’autre. Il n’y a apparemment pas de place pour lui.
Sauf que tout cela n’est qu’un rêve pour les uns, un cauchemar pour les autres, le fruit d’une imagination sans autre fondement que les fantasmes provoqués par la déception.
Même s’il est bien réel, le résultat de ces fantasmes, n’a aucune chance d’offrir le résultat escompté. Sous prétexte de déception, on ne saurait adopter la brutalité, le rejet, l’exclusion comme modèles de vie en société et renoncer au progrès majeur de civilisation que l’humanité a mis des siècles à accomplir : la tolérance, l’humanisme, le respect des autres.
C’est une tentation courante, depuis la nuit des temps.
Certains régimes ont proposé cette alternative vicieuse. Avec l’assentiment du peuple, ils ont fait illusion puis se sont effondrés en ne laissant derrière eux que des ruines.
La France est confrontée à ce choix. Elle peut céder au pire. Elle doit savoir ce qui l’attend. Celui qui accepte de jeter à bas tout ce qui a fait sa culture, son éducation, sa tradition, ses principes et ses valeurs, s’expose à un avenir pire que celui qu’il voulait éviter. Il n’y a pas d’exception.
Encore faut-il que l’on offre au peuple rongé par le ressentiment, l’aigreur et la vindicte, un discours d’espoir dans le respect à la place du discours d’espoir dans le mépris.
Pour l’instant c’est le discours de mépris qui crée l’espoir. Et s’il n’y a pas d’alternative au mépris pour susciter l’espoir, ce sera la négation de notre idéal.
Il ne nous restera alors que les regrets de l’abstention ou le remords de la mauvaise action.

Yves Marchand
Avocat honoraire
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Et si MMM montrait le chemin... : réactions

  Et si MMM montrait le chemin...

Les dirigeants nationaux ne voient plus  les  signaux émis par le peuple ou bien ne veulent pas en tenir compte. Les tensions ne peuvent donc que croître.

Les syndicats ne sont pas en mesure d’arrêter la marche du temps mais ce n’est pas en refusant le dialogue qu’un gouvernement  peut faciliter l’adaptation du système social à son environnement.
L’Europe est une avancée pour la paix mais on ne peut nier les régressions sociales qu'elle apporte sous sa forme actuelle ni son  impuissance face aux problèmes des migrants. Ce n’est pas en accusant l’extrême droite de fascisme qu’on peut gommer ces problèmes et rejeter une part importante du pays qui trouve dans le FN une manière d'exprimer son mécontentement ou ses frustrations.

La professionnalisation de la politique  ayant bloqué le jeu démocratique, les électeurs n’utilisent leur bulletin de vote que pour sanctionner les sortants. Ceux là qui à peine élus trahissent leurs promesses, savent d’ailleurs à quoi s’en tenir : tous les 5 ans, l’Elysée déploie une activité intense pour recaser le personnel surnuméraire du pouvoir en place.

Si les français n’attendent plus rien des politiciens qui ont colonisé le système, cette situation  ne peut durer indéfiniment. La rupture interviendra tôt ou tard. La seule question qui se pose est de savoir quand. Mais alors que faire pour éviter le pire ? Que faire pour que les citoyens retrouvent la maîtrise de leur futur ?

Les politiques doivent humblement reconnaître leur incapacité à régler par les problèmes qui sapent notre société. Ils doivent aussi admettre leur incompétence pour gérer l’entreprise France et laisser faire ceux dont la gestion est le métier. De Gaulle ou Churchill n’étaient pas des contrôleurs de gestion ni des experts-comptables. Les politiques doivent se recentrer sur les projets de société et sur  la refonte des règles du jeu. Leur rôle est de fixer le cap au pays, d’être visionnaires et d’écouter le peuple.

Pour sortir de la pensée unique, la liberté d’expression doit être fortement encouragée. Le débat d’idées doit prendre le pas sur la rhétorique. L’information doit  être totalement  libre  et ne pas être un outil de propagande qui permet au pouvoir de manipuler l’opinion. Elle doit être le moyen qui permet de prendre les bonnes décisions.

Le parlement lui-même mériterait d’être réformé car il n’est plus représentatif de la réalité socio-professionnelle du pays. Il  gagnerait à être complété par des structures vraiment à l'image de la population en faisant appel au tirage au sort, seul système réellement démocratique.

Le succès de formes alternatives de l’expression populaire comme les pétitions ou les débats organisés sur les réseaux sociaux de l’internet montre  bien que la population n’a pas démissionné. Mieux, elle aspire à renouveler les pratiques citoyennes.

Confronter des opinions contraires et permettre le dialogue entre les adversaires est la seule voie pour rapprocher les points de vue, réduire les antagonismes et retrouver une cohésion sociale. Faute de quoi, les tensions continueront de s’accumuler et à terme, la rupture n'en sera que plus traumatisante.

A compter de janvier 2017, Montpellier Méditerranée Métropole exercera de nombreuses nouvelles compétences sur l'ensemble de son territoire. Nos élus de terrain sont pragmatiques, ils sauront sortir des débats de façade qu’on nous sert lors des campagnes électorales nationales, avec des candidats qui récitent leur programme ou leurs  promesses à toute question posée.

Au-delà des querelles de chapelles, nos représentants communautaires sauront-ils dépasser les manœuvres politiciennes et penser avant tout à l’essentiel : l’avancée des idées et des projets au profit du territoire.

La confrontation comme mode d’action politique étant peu productive,  sauront-ils mettre la participation au cœur du système ?  Sauront-ils  impliquer les hommes et les femmes à la construction de leur cadre de vie dans toutes ses dimensions ?

Montpellier Métropole et sa culture créative se confirmera-t-elle comme lieu d’innovation politique avec un système organisé qui permette que toutes les idées constructives des citoyens soient examinées de manière efficace, d’où qu’elles viennent, sans exclusive partisane ni censure ?
 Les citoyens sont bien plus inventifs et intelligents que ne le croient nos élites nationales, prouvons-le au plan local.

Jacques Carles

   

Les réactions à l'édito : Et si MMM montrait le chemin


J’avoue ne pas comprendre en quoi le tirage au sort est démocratique. On ne peut quand même pas gérer un pays comme le tirage du Loto !
Certes De Gaulle n’était pas expert-comptable, mais il s’est imposé par ses qualités (qui peuvent être discutées, bien sûr) et n’a pas été tiré au sort. Qu’il faille réformer nos institutions, c’est une certitude, la Vème, les scrutins à deux tours, les fausses majorités dans toutes les assemblées élues (parlementaires, municipales, départementales, régionales) tout cela doit changer. Mais tirer nos représentants au sort… Autant prendre des décisions au 421 !- Daniel Pesch

Sur le tirage au sort pour désigner les représentants du peuple, voir le débat : le tirage au sort pour plus de démocratie

Merci pour cette analyse aussi pertinente de la politique, du moins celle que conçoivent ceux qui ont été élus par le peuple Français. La professionnalisation de la politique a perverti tout ce que nous avaient transmis les grecs lorsqu’ils élaborèrent voici 2500 ans le système de la démocratie.
C’est, il faudrait parfois le rappeler, comme l’a dit Abraham Lincoln « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». On l’a bien oublié et la pensée unique a transformé la liberté d’expression en rébellion.
Que reste-t-il de ce système merveilleux qui désignait par tirage au sort les Archontes athéniens (qui désignaient aussi par tirage au sort les Héliastes) chargés de l’administration de la cité et dont les charges étaient remises en question chaque année. Ce n’est pas notre République Monarchique qui s’en souviendra.
Vous êtes par contre bien optimiste quand au dépassement des manœuvres politiciennes habituelles par les élus de notre territoire quand il s’agira de construire la nouvelle agglomération, produit de la fusion de Thau Agglo (CABT) et de la CCNBT. Jusqu’à ce jour ce n’est pas l’image qu’ils nous ont donné. - Pierre Josse

 

J'ai lu avec attention votre article sur le futur de notre pays, vous définissez non seulement la nécessité d'une nouvelle république et donc d'une nouvelle constitution équilibrée avec un réel pouvoir parlementaire mais aussi de nouvelles gouvernances locales.
Si l'Etat ne peut pas tout, il doit malgré tout assurer les grands équilibres sociaux de notre Nation, l'économie de marché reconnue doit elle aussi être au service de l'économie réelle et ne pas essentiellement axer son activité sur le profit à tout prix et celui de quelques uns.
Vous savez que je mène sur le bassin de Thau avec d'autres des actions autour de la thématique "l'eau bien commun universel, n'est pas une marchandise", vous voyez comment il est difficile de faire tomber les digues et ébranler l'édifice de dizaines d'années de pouvoirs locaux établis quelle que soit la tendance politique des uns et des autres. Nous ouvrons avec nos moyens et les bonnes volontés citoyennes des portes et traçons un chemin, l'issue est peut être dans cette expérience extraordinairement émancipatrice et porteuse d'éducation populaire et surtout fédératrice. - Henri LOISON

Si les dirigeants nationaux ne voient plus les signaux émis par la plus grande partie de leurs concitoyens, c’est peut-être parce qu’ils ne sont pas conscients de la vitesse avec laquelle notre monde évolue ou, s’ils en sont conscients, parce qu’ils pensent que leur rôle est d’en atténuer les effets auprès des populations, dans une sorte de paternalisme infantilisant.
A ceci s’ajoute à la fois la crise de la représentation, bien décrite depuis plusieurs années, et la difficulté de recueillir les avis des citoyens qui, confrontés à leurs inquiétudes, n’ont ni le goût ni le temps d’entreprendre la recherche difficile des informations fiables nécessaires à une appréhension correcte des questions complexes qui se posent en quantité aujourd’hui.
Des organisations ou des personnalités tentent d’aborder le problème. La « toile » peut sans doute permettre de résoudre en partie ce problème de la mise à disposition des informations.
En même temps que cette demande d’informations, s’exprime de manière diffuse le souhait encore vague et imprécis d’être écoutés, sinon entendus, qui pourrait cependant se transformer un jour en exigence car les modalités actuelles de recueil de l’avis des citoyens - par sondages ou par référendum - s’avèrent peu satisfaisantes. Des responsables politiques l’ont senti, proposant par exemple une forme de démocratie « participative » dont les contours restent à préciser.
Mais la tendance croissante à l’individualisme décourage les initiatives collectives d’autant plus que les réseaux sociaux se substituent aux assemblées, risquant cependant de favoriser une expression incontrôlée dont les défauts apparaissent à l’évidence.
Il faut reconnaître que, aussi bien dans le traitement des informations que dans le recueil des avis et des propositions nous manquons d’outils et surtout de savoir-faire.
Il peut sembler vain de vouloir aborder les problèmes collectivement alors qu’il est plus facile, en apparence, à tout un chacun de de choisir de n’avoir pas d’idée, ou, au contraire, de se faire des idées sur tout et n’importe quoi, en fonction de systèmes de valeurs très personnels.
Outre une méfiance de plus en plus grande envers les décideurs, il en résulte une grande ignorance de la complexité des questions importantes, qui amène à des jugements sommaires, des prises de position caricaturales traduisant un scepticisme désabusé. « Tout se vaut (relativisme) ou rien n’a de valeur (nihilisme) ».
L’approche collective présente cependant l’avantage de pouvoir donner à tous les informations adéquates et surtout de permettre l’expression de chacun. Encore faut-il ajuster le niveau de l’information à la capacité d’appréhension du groupe et élaborer la méthode facilitant l’expression de tous et particulièrement de ceux qui n’ont pas l’habitude de s’exprimer devant un groupe, par pudeur, par timidité ou par crainte d’être mis en difficulté.
Dans cet esprit, on peut imaginer des sortes « d’instances de réflexion » (coopératives ? participatives ?) dont l’intérêt pourrait être, outre le travail sur un sujet donné, d’élaborer une méthodologie réutilisable par d’autres, en d’autres lieux.
Elles seraient destinées à sensibiliser sur de grandes questions souvent à peine entrevues par le grand public et surtout sur leurs conséquences prévisibles sur la vie de tous les jours leur plus grand intérêt étant de pouvoir recueillir des avis argumentés.
Mais qui peut prendre de telles initiatives, sans risquer de se faire soupçonner de manipulation ou d’embrigadement ? Qui peut affirmer pouvoir conduire ce genre d’opération en toute objectivité ? Comment y attirer ceux à qui cela serait le plus nécessaire ?
Ces questions étant posées, resterait à définir les sujets à aborder et le fonctionnement interne, dans le plus grand respect de la parole de chacun des participants, dans la mesure où chacun devrait pouvoir conduire ses démonstrations en toute liberté, ne cherchant cependant ni à convaincre à tout prix ni à déclencher des polémiques.- - Maurice Bouchard

 

Je vous cite : "Le parlement lui même mériterait d’être réformé car il n’est plus représentatif de la réalité socioprofessionnelle du pays. Il gagnerait à être complété par des structures vraiment à l'image de la population en faisant appel au tirage au sort, seul système réellement démocratique."
J’avoue ne pas comprendre en quoi le tirage au sort est démocratique. On ne peut quand même pas gérer un pays comme le tirage du Loto !
Certes De Gaulle n’était pas expert-comptable, mais il s’est imposé par ses qualités (qui peuvent être discutées, bien sûr) et n’a pas été tiré au sort. Qu’il faille réformer nos institutions, c’est une certitude, la Vème, les scrutins à deux tours, les fausses majorités dans toutes les assemblées élues (parlementaires, municipales, départementales, régionales) tout cela doit changer. Mais tirer nos représentants au sort… Autant prendre des décisions au 421 ! - Daniel Pesch

N.D.L.R. : sur le débat de la désignation des représentants du peuple par tirage au sort : voir un précédent édito et les commentaires qu'il a suscité : "Le tirage au sort pour plus de démocratie?)

Bonnes paroles certes, mais petite erreur fatale : la France n'est pas une entreprise que des " experts " pourraient gérer en " bon père de famille " ! C'est une formation sociale, historique et culturelle.
Quels sont ces experts, qui les choisira, quelles sanctions en cas d'erreur ? cf. Le nucléaire, les pollutions, les inondations...
Au niveau économique la France est une société de classes antagonistes. D'un côté les propriétaires des moyens de production, sol, machines, brevets. Et de l'autre la masse des " employés ", 85% de la population. Leurs intérêts sont contradictoires : c'est le partage de la valeur créée par le travail entre les propriétaires et les travailleurs.
Désolé de devoir répéter ces banalités de base. C'est la dernière fois que je le fais.
Le système électoral ne rend pas compte de cette donnée fondamentale. C'est l'argent, la corruption, la maîtrise des médias, les fausses promesses qui déterminent le résultat. Et l'écoeurement des électeurs floués conduit inexorablement à l'abstention et à la violence. Voilà le fond du problème.
Une seule solution, l'autogestion généralisée. - Christian DURAND

Qui va prendre des mesures contre les tags ?

Je souhaiterais connaître les dispositions prises (ou qui le seront prochainement) par le responsable de la Métropole et les maires concernés concernant les tags qui commencent à "tapisser" les murs anti-bruit ou les infrastructures de la ligne TGV et de la nouvelle autoroute.
Si aucune disposition n'est prise ce sera un "carnaval" de mauvais goût dont vont pâtir les riverains et les usagers de ces infrastructures.
Ne pourrait-il pas être envisagé soit d'effacer au fur et à mesure ces graffitis, car on constate que les graffeurs renoncent si leurs tags sont systématiquement effacés,  soit à confier à de véritables artistes (en organisant un concours, ou en les payant) la décoration de ces structures.
Cordialement
Alain FERRERES - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Elle s’appelle Faïza

 Elle a de beaux yeux noirs en amande, bordés de khôl. En la regardant, on pourrait se croire dans un conte des mille et une nuits....

Mariée à un français d'origine marocaine, Faïza (1,2) arrive en France en 2002, où elle a envie de vivre en femme libre. Mais pas de chance : son mari est alcoolique... Il a des sautes d'humeur, perd son travail, la bat.
Alors Faïza, pétrie de honte se sauve, obtient le divorce et perd en rompant son mariage le titre de séjour obtenu comme conjointe de français.
2004...2005...2006... C'est la galère.
D'hébergement d'urgence en logement précaire, ballottée d'un foyer charitable à un autre au gré de la tolérance du chef de famille, elle peine à conserver son beau sourire.
Les petits boulots, même mal payés se font de plus en plus rares au fil du temps qui passe.
D'année en année, les demandes de régularisation sont déposées sans succès auprès de la Préfecture qui lui refuse obstinément le droit au séjour, malgré les longues années passées à Sète auprès de sa sœur qui y réside.
2007...2008...2009...Le temps s'écoule, la galère encore et les procédures.... Faïza est toujours sans papiers.
C'est alors qu'elle fait une jolie rencontre: le monsieur n'est plus très jeune, c'est vrai, mais il est gentil. Elle est douce et bonne cuisinière. Ils décident d'officialiser leur union et les bans sont publiés. Hélas Faïza n'a décidément pas de chance : le futur époux succombe à un infarctus quatre jours avant de conduire sa promise devant Monsieur le Maire !
Pendant quelques mois pourtant, la vie avait enfin semblé sourire à Faïza ...
2010... 2011... 2012... 2013... Voilà qu'un « ami » propose de rendre service à Faïza : « Si tu veux, je peux t'aider, on se marie et tu pourras avoir des papiers ».
Plus de dix ans passés à demander une régularisation qu'on ne lui accorde pas, dix ans de désespoir, une vie qui n'en est pas une : la proposition est tentante et Faïza n'y résiste pas longtemps. Elle possède quelques économies amassées jour après jour, et ne trouve pas grand chose à objecter aux demandes de compensation financière qui lui sont faites par cet homme (mais peut-on encore l'appeler un homme?...) qui profite si lâchement de son désarroi.
Il ne reste bientôt plus rien du maigre pécule de Faïza lorsque, est-ce un hasard, le couple est convoqué par la Police pour suspicion de mariage blanc 2.
Là, tout va très vite : l'ex futur marié est évacué par une porte, tandis qu'on fait sortir Faïza par une autre, munie d'une décision d'expulsion du territoire en bonne et dûe forme vers un pays qu'elle a quitté il y a plus de dix ans.
La sanction pour elle est immédiate et aucun procès verbal de sa déposition ne lui sera remis.
Le faux ami quant à lui a disparu dans la nature, sans être inquiété le moins du monde.
Nous avons accompagné Faïza à l'aéroport, en silence, et nous avons attendu avec elle l'heure de l'embarquement.
Un dernier geste du bras levé, un dernier baiser envoyé de sa main, et Faïza a disparu dans la file des voyageurs, escortée par un policier ému.

Il y a quelques jours, Faïza est morte.
On l'a trouvée dans son lit au petit matin, dans la maison de son frère qui l'avait recueillie à son retour au pays.
Elle s’appelait Faïza. Elle avait de beaux yeux noirs en amande, bordés de khôl.

Janine Léger

1- Le prénom a été changé /2- Mariage de complaisance 

Dernière heure

En l'état de la législation française, le Conseil d'Etat ne pouvait pas statuer sur le port du burkini autrement qu'il l'a fait. Il était évident que les arrêtés pris par les maires étaient illégaux.
Cela ne signifie évidemment pas que cet accoutrement n'est pas une provocation. De la même nature que celle qui conduit certains à se distinguer par le port sur la voie publique d'un uniforme particulier révélant leur confession.
Cela signifie simplement que pour en arriver à l'interdiction il faudra un texte de loi qui devra prendre en compte la législation antérieure concernant le port d'un attribut confessionnel sur la voie publique. Et cela ne concernera pas que le voile ou le burkini.... C'est ce que j'avais exprimé dans une précédente chronique.
Il est donc nécessaire de bien réfléchir avant de modifier la loi.
Et encore une fois, au risque de faire pousser des cris d'orfraies à ceux qui pensent que tout est simple et qu'il "n'y a qu'à" pour se débarrasser d'un problème, je répète que l'essentiel n'est pas dans la répression de la provocation du burkini mais dans les moyens mis en œuvre pour éradiquer l'Islamisme radical.
Et c'est une autre affaire, qui dépasse de loin l'anecdote !
Sur ce terrain, nous sommes tous concernés, tous engagés et tous solidaires. Il ne faut pas se tromper de guerre.
La guerre du burkini est une guerre en dentelles.
La guerre contre l'Islamisme radical est une guerre sanguinaire.

Yves Marchand (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Avocat Honoraire

Éros et Thanatos

Le foulard irisé flotte aux cheveux dénoués
de la femme fée, de la femme fleur,
qui danse dans les champs et chante le printemps.

En haut d'un arbre mort, attentif, silencieux,
un grand oiseau de proie, un frère d'amertume
aux ailes repliées, aux yeux de braise froide.

Lorsque la femme passe, il laisse choir sur elle
un voile grillagé, un tissu lourd et long
accroché comme plomb à ses frêles épaules.

Étouffés rires et chants
entravés pieds dansants
effacé le printemps.

O Dieux de foi, dieux d'amour
jamais vos paroles n'eurent de piquants,
jamais vos regards ne furent détournés
de la vie libre et joyeuse.
Seuls les grands vautours dans l'ombre
tissaient les barbelés pour les corps ondulants.
Derrière vos lumières de paix
Ils dressaient les dogmes réducteurs,
Rejetaient les femmes et armaient les hommes.
Aux noms de Vous prophètes et poètes,
Ils ont coupé les ailes des oiseaux migrateurs.
Ils vous ont crucifié sur les croix de la honte
érigées par eux-même.
Ils ont agenouillé devant l'or des autels
les peuples apeurés, aux épaules courbées
sous leurs crosses de haine.
Ils ont emprisonné partout la nature et les hommes,
Ils ont vendu leurs âmes et détruisent l'esprit.

Voyez aujourd'hui glisser tel un fantôme,
le féminin voilé par les rues désolées,
et le visage dur et les yeux de violence
de ceux qui en vos noms
empoisonnent la vie, le rire et le printemps.

Lise Andréa

26 juillet 2016

Et la loi, bordel !

Deux attitudes contradictoires de l’opinion publique doivent nous interpeller.
D’un côté, avec « l’affaire Sauvage », nous poussons des cris d’orfraie contre cette décision de justice qui n’a pas voulu blanchir Mme Sauvage, meurtrière de son mari violent, et de l’autre nous exigeons un texte de loi pour réglementer la tenue vestimentaire des usagers de la plage. Rien à voir, apparemment entre les deux propositions. Et pourtant.
Dans le premier cas, ce que nous reprochons à la justice, c’est d’avoir appliqué la loi sur la légitime défense. La riposte doit être proportionnée à l’attaque et s’exercer au moment même de l’agression.
Il n’y a pas de légitime défense lorsque l’agresseur a pris son temps pour exercer sa vengeance, qu’il n’était pas en danger au moment où il s’est « défendu » et lorsque sa riposte a constitué une agression allant au-delà de sa défense.
La loi est ainsi faite qu’elle a pour objet d’empêcher la vengeance privée.
C’est pourtant le retour à cette vengeance privée qu’exige une opinion publique ulcérée par les violences faites aux femmes.
Absoudre Mme Sauvage serait, sous couvert de compassion, justifier la vengeance privée.
Est-ce bien cela que veulent les signataires de la pétition en sa faveur ?
D’un autre côté, nous dénonçons – à juste titre – l’Islamisation rampante de la société française.
Dans cette « croisade », nous pensons cette fois que le recours à la loi est la seule voie possible et par conséquent, interdire le burqini sur les plages serait un moyen, entre autres, de stopper l’invasion qui nous guette.
Nous avons déjà été confrontés à cette situation lorsqu’il s’est agi de permettre ou d’interdire le port du voile, du hijab, du niqab ou de la burqa. La justice a décidé de limiter à l’école l’interdiction d’un signe religieux et d’interdire de se voiler le visage – qui interdirait la reconnaissance de l’individu – dans tout espace public comprenant la voie publique, au nom du principe de la liberté individuelle de se vêtir comme bon nous semble sous réserve de respecter l’ordre public et les bonnes mœurs.
On ne voit pas vraiment ce qui change entre le port du voile dans la rue, qui est autorisé, et celui du burqini sur la plage.
L’un et l’autre peuvent être considérés soit comme des expressions de liberté individuelle soit comme des provocations, selon que l’on se situe comme un libéral ou un tenant de l’autorité.
Etrange d’ailleurs que ceux qui considéraient hier le bikini comme une atteinte aux bonnes mœurs le défendent aujourd’hui en considérant le burqini comme un outrage à notre civilisation.
Ceux qui dénoncent le burqini et qui réclament une loi tendant à l’interdire sur toutes les plages de France, ont-ils pensé qu’interdire le burqini au nom d’un principe moral ouvre la voie à la restauration de ce que l’on a appelé « l’ordre moral » ? En son nom, on aurait interdit aux femmes le « topless » ou le bikini.
La loi n’est surement pas parfaite. Elle est cependant, à l’usage, lorsqu’elle a fait ses preuves, un moyen de permettre l’expression de la liberté individuelle sans perturber la vie en société. On ne lui demande pas davantage.
La loi ne doit pas devenir un instrument de discipline autoritariste destinée à calmer une opinion publique dévorée par ses peurs. Faute de quoi, elle perd ses repères en cessant d’être un instrument de la vie sociale pour devenir un instrument du pouvoir.
Est-ce bien ce que veulent ceux qui veulent comme dans le premier cas offrir à la loi un champ d’action arbitraire ?
Dans une période où l’autoritarisme administratif s’est substitué à l’autorité de l’Etat, est-il bien nécessaire de renforcer encore l’arsenal législatif qui mettra une fois de plus en évidence l’incapacité des pouvoirs publics à le faire respecter ?
Il faut plus que jamais rappeler l’exhortation de Montesquieu qui prescrivait de « ne toucher aux lois que d’une main tremblante ».
Méfions-nous des lois de circonstances qui n’ont pour objet que de calmer l’opinion.
Lorsque la Loi devient un instrument politique, elle n’est plus la Loi.

Yves Marchand
Avocat Honoraire

Agir sans hurler avec les loups !

Je sais que ce n’est pas facile mais tant pis, j’essaie !

Parce qu’à la lecture de Facebook, je constate que même mes amis les plus raisonnables et les plus tolérants sont happés par l’ambiance du moment.

Les drames succédant aux drames, on cherche des solutions et, comme toujours la simplification l’emporte sur la raison.

Qu’est-ce qu’on dit ? Qu’il faut emprisonner tous les fichés « S », découverte médiatique mal digérée que bien peu savent définir.

Définition : Il y a 40.000 fichés « S », c’est-à-dire à surveiller, qui vont du mineur en fugue, au grand criminel de droit commun en passant par des militants écologistes, des militants anarchistes, style « Nuit debout », bien sûr les musulmans présumés radicalisés et j’en passe.

On m’accordera que l’emprisonnement de tous ces gens, au demeurant irréaliste (puisqu’il n’y a même pas assez de place en prison pour incarcérer les condamnés de droit commun), ne procèderait pas de la même logique.

Mais je ne veux pas ergoter.
Il est évident que l’on doit faire le tri et s’appliquer à viser les apprentis terroristes islamistes.

L’opinion publique veut se sentir à l’abri et réclame une mesure forte pour être protégée de ces assassins barbares, tueurs d’enfants et égorgeurs de prêtres.
Mais demander la mise hors circuit de tous les musulmans susceptibles de devenir des terroristes, c’est un peu comme si on demandait l’emprisonnement de tous les citoyens susceptibles de devenir des voleurs….

Dans nos démocraties, c’est le principe de la culpabilité avérée, garant de la liberté individuelle, qui nous distingue des dictatures.

Dès que l’on inverse le principe, l’individu est présumé coupable et peut être incarcéré, et même exécuté, à tout moment.

C’était le choix de Staline, de Mussolini, d’Hitler, de Pinochet et de Fidel Castro. C’est encore le choix de Kim Jong Un, de Bachar el Asad et même de Poutine. Autant de célébrités dont personne ne peut prétendre qu’ils ont pacifié leur pays.

Faut-il le répéter encore et encore ? Il n’y a pas de solution simple et tous ceux qui prétendent révéler une martingale infaillible sont des escrocs. Les gogos sont tous ceux qui les croient. Il est vrai que les démagogues profitent toujours de la crédulité du peuple.

On entend même dire et on lit qu’il n’y a qu’à interdire la religion musulmane. Sans égard pour le principe de laïcité qui fait de la religion une liberté individuelle protégée par l’Etat. Et c’est tant mieux. L’interdiction d’une religion quelle qu’elle soit serait la porte ouverte à l’interdiction de n’importe quelle autre religion. On en connaît des exemples de sinistre mémoire.

La proposition qui a été faite d’appliquer à tous les adeptes de Daech – dès qu’ils sont identifiés, le principe des sectes, serait en revanche, parfaitement adapté. Tout mettre en œuvre pour ruiner Daech en s’en prenant à ses avoirs pourrait être mis en œuvre. Tout cela serait à la fois efficace, démocratique, légal et respectueux de la liberté individuelle.

Il faudrait, à bien écouter ce que l’on propose, renvoyer chez eux tous ces musulmans. Même les Français ? Incohérent, bien sûr.

Mais je ne veux pas ergoter.
Sans doute veut-on évoquer les binationaux qui devraient préalablement être déchus de la nationalité française, parce que musulmans, et renvoyés dans le pays de leurs ancêtres.

Que l’on agisse ainsi avec tous ceux qui ont commis un crime ou un délit serait parfaitement fondé mais, sous prétexte de leur religion, serait indigne d’un pays comme le nôtre.

On est proche du lynchage par des milices que rien n’arrête. Face à ce genre de débordements ceux-là même qui exigent des actes exemplaires seraient assurément victimes de leur propre radicalité. On sait ce qu’il advint sous la Terreur des excès des jusqu’au-boutistes qui ont fini, sur dénonciations successives, à s’éliminer les uns les autres, sans plus savoir qui allait éliminer qui et pourquoi ils s’éliminaient ainsi.

On lit aussi que la guerre étant déclaré, chacun peut se mobiliser pour aller combattre l’ennemi. Appel à peine voilé à la constitution de milices, c’est faire litière de ce qui fait la force de l’armée : sa discipline, sa technique éprouvée et sa hiérarchie. N’est pas combattant qui veut, ni même qui peut. Encore faut-il identifier l’ennemi et savoir le combattre.

C’est justement le problème posé à nos services les plus compétents.

Qu’il faille les renforcer, les doter de davantage de moyens dans une période où il est urgent d’enrayer la spirale de violence dont la France est la première victime, c’est évident.
Mais se laisser aller à l’inflation du verbe qui s’apparente à des déclarations de matamores aboutit au résultat inverse de celui que souhaitent les propagateurs de ces pseudo-solutions à la fois irréalistes et stupides.

Alors oui, il y a beaucoup de choses à faire qui exigent la mise en œuvre de solutions clairement définies. Elles rallieront tous les Français dès lors que ces derniers auront acquis la conviction que leur gouvernement a pris les bonnes mesures pour assurer leur sécurité. C’est à ce prix que l’on fera taire les charlatans, les démagogues et les profiteurs de drames.

Yves Marchand (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Avocat Honoraire
Ancien maire de Sète

Unité nationale

Que les choses soient claires : Il ne suffit pas d'invoquer l'unité nationale pour qu'elle se réalise. C'est un vœu pieu, comme tant d'autres, qui n'a aucune chance de prospérer si personne ne fait ce qu'il faut pour y parvenir.
Et pourtant, c'est vrai, l'unité nationale est en danger. Je ne l'ai jamais vu aussi proche de se rompre.
La faute à qui ?
D'abord, bien sûr et avant tous, à l'Etat Islamique. C'est d'ailleurs son objectif. Mais c'est notre ennemi. Notre ennemi à tous. On ne fait pas la guerre contre un ennemi commun en se divisant.
Et cela est valable pour tous ceux qui ont en charge de servir de repère aux "troupes".
C'est aussi la faute du gouvernement qui, à force de nous servir un discours lénifiant, exaspère une opinion publique au bord de la crise de nerfs. L'incantation à l'unité nationale, sans l'action qui doit en résulter, c'est lui.
C'est la faute à tous les leaders de partis politiques qui, d'une manière ou d'une autre, utilisent la haine que l'ennemi nous porte, pour tenter de rallier des électeurs. Et cela c'est la faute des primaires stupides qui n'ont pas été organisées pour l'expression démocratique mais pour régler "entre soi" des problèmes de prééminences de seconds couteaux entre eux.
Et bien sûr, n'en déplaise à mes amis qui à longueurs de déclarations, de reprises de discours aussi excessifs que haineux, favorisent les thèses qu'il ressasse depuis des décennies, c'est la faute du Front national qui exploite comme seul le Poujadisme avait su le faire en son temps, l'expression des exaspérations d'une population plus encline à hurler qu'à réfléchir.
Si les problèmes à régler étaient simples, ils auraient évidemment été réglés, et depuis longtemps. C'est parce qu'ils sont compliqués qu'ils ne le sont pas et que personne, avec ses propres recettes-miracles, ne peut les régler. C'est une vision commune d'une société que nous devons défendre ensemble qui constitue l'arme de l'unité nationale. Pour cela il ne nous faut ni un charlatan, ni un "Bisounours" mais un porte-voix charismatique (nous attendons les candidats) et une population raisonnable.
L'unité Nationale est une force à condition que le peuple ressente son besoin. Sinon, le délitement guette cette population qui sombrera dans la guerre civile "grâce" aux vigiles spontanés qui prétendent aller en guerre mais qui veulent en fait régler des comptes et relancer la mode des ratonades. Ce n'est pas cela que la France demande mais c'est cela qui l'attend si elle ne fait pas rapidement un retour sur elle-même.
Vous tous qui vous croyez plus forts en hurlant avec les loups, craignez l'avenir que vous vous fabriquez !
La balle n'est pas que dans le camp des leaders politiques, elle est aussi dans le nôtre.

Yves Marchand

Montpellier secret et insolite

Montpellier secret et insolite
Les trésors cachés de la belle languedocienne

par Marie Susplugas

Montpelliéraine de naissance, historienne de formation, Marie Susplugas a enseigné à l'Université Paul-Valéry de Montpellier. Journaliste indépendante, elle publie régulièrement des articles sur le patrimoine du Languedoc-Roussillon. Elle est également l'auteur d'une Histoire du Languedoc aux éditions Ouest-France et de Montpellier Impressions, chez Études et Communication.

"J'ai reçu ce livre. "Montpellier secret et insolite" est un ouvrage que je trouve assez complet sur les petits secrets de la ville. Il est richement illustré et la mise en page est attrayante. J'ai seulement quelques petits reproches à faire. Il n'y a pas de carte de la ville et de plan de l'Écusson dans le livre sur lesquels seraient placées les curiosités traitées dans les pages. Pour chaque curiosité on donne les adresses, mais il faut se doter d'un plan de la ville ou aller sur Google Map pour les situer. Le livre n'est pas censé être un prodige d'exhaustivité dans la liste des curiosités traitées, des éléments sont immanquablement absents comme les halles Laissac, la fontaine Font Putanelle ou la roue en pierre de la rue St Ursule, mais les éléments importants sont là, plus quelques bonus alléchants comme le restaurant la Diligence de hôtel de Varennes ou la Boite à Musiques de l'Hôtel du Palais. L'ouvrage insiste d'ailleurs sur le fait qu'à Montpellier il y a de nombreux hôtels particuliers qui cachent derrière leurs façades des trésors d'architecture et d'art appliqué, cages d'escaliers, peintures, voutes, etc. Par soucis de complétude la lecture de ce livre devrait être enrichie par la visite de ce site, bien plus exhaustif que le livre de quelqu'un qui connait bien et aime sa ville. " - Jean-Luc Drevillon. (» Amazon)