LGV Occitanie ?

Carole Delga Présidente de la Région a pris la tête d’une grande mobilisation pour réclamer la réalisation de la LGV Bordeaux-Toulouse et de la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan.Bordeaux-Toulouse.

La Région précise :

"La mobilisation de l’ensemble des forces vives de l’Occitanie a payé.

A présent, l’enjeu est leur temporalité et leur réalisation dans des délais qui répondent aux besoins et à l’attente de nos concitoyens.

Les pistes de financements innovants portées par les collectivités auprès du gouvernement sont en grande partie reprises dans les préconisations du COI. Elles nous donnent raison sur le fait que ces deux projets sont parfaitement soutenables dans les années à venir, tout en maitrisant la dépense publique.

Une nouvelle étape de notre mobilisation débute aujourd’hui.

L’équation n’est plus technique ou financière mais bien politique, ce qui renvoie aux choix que devront faire dans les prochaines semaines le gouvernement et les parlementaires dans le cadre de la future loi d’orientation des mobilités.

La ligne LGV Bordeaux-Toulouse comme la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan doivent s’inscrire dans le scénario n°3, le plus volontariste, du rapport.

Alors que le COI appelle à un aménagement du territoire équilibré et à une plus grande équité, nous redemandons que ces choix politiques prennent en compte les grandes difficultés de déplacement des 6 millions d’habitants de l’Occitanie, région la plus dynamique de France en termes d’emplois et d’habitants."

Volet 1 du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO)

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  • Composante du projet Sud Europe Atlantique (SEA) en continuité de la LGV Tours-Bordeaux financée à la hauteur de 223 millions d’euros par les collectivités territoriales d’Occitanie et inaugurée en juillet 2017.
  • Importants Aménagements Ferroviaires prévus au Nord de Toulouse (AFNT) et au Sud de Bordeaux (AFSB) pour désengorger les entrées des deux Métropoles.
  • Projet déclaré d’Utilité Publique depuis 2016.
    • Distance : 253 km
    • 4 départements traversés : Gironde, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne
    • Vitesse prévue : 320 km/h (contre 160 km/h aujourd’hui)
    • Coût total : 7 milliards d’euros, AFNT et AFSB compris.

Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan

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  • Suite du Contournement ferroviaire de Nîmes-Montpellier (CNM) financé à hauteur de 580 millions d’euros par les collectivités territoriales et inauguré en décembre 2017.
  • Chaînon manquant du corridor méditerranéen entre la France et l’Espagne, ligne prévue mixte Voyageurs+Fret jusqu’à Béziers.
  • Enquête publique sur le tronçon Montpellier-Béziers prévue, par décision ministérielle, pour le 1er semestre 2018.
    • Distance : 150 km
    • 3 départements traversés : Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales
    • Vitesse prévue : 320 km/h (contre 160 km/h aujourd’hui)
    • Coût total : 5,5 milliards d’euros

2017 La France redessinée par la Grande Vitesse

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 2017Avec les LGVGAIN
Bordeaux - Marseille 6 h 00 3 h 50 2 h 10
Toulouse - Paris 4 h 10 3 h 10 1 h
Bordeaux - Toulouse 2 h 05 1 h 05 1 h
Foix - Paris 5 h 40 4 h 40 1 h
Carcassonne - Paris 5 h 20 4 h 35 45 min
Perpignan - Paris 5 h 00 4 h 20 40 min
Nîmes - Perpignan 2 h 05 1 h 25 40 min
Montpellier - Barcelone 3 h 00 2 h 20 40 min
Toulouse - Montpellier 2 h 10 1 h 35 35 min
Montauban - Paris 3 h 45 3 h 10 35 min
Cahors - Paris 4 h 40 4 h 05 35 min
Albi - Paris 5 h 15 4 h 25 50 min
Auch - Paris 4 h 55 4 h 25 30 min
Narbonne - Paris 4 h 20 3 h 58 22 min
Tarbes - Paris 4 h 50 4 h 30 20 min
Montpellier - Béziers 40 min 22 min 18 min

Consultez ici les 10 très grands enjeux de la LGV en Occitanie

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Pas d’alternatives aux projets LGV d’Occitanie

"Non seulement le train classique modernisé ne peut offrir une alternative à la LGV, mais il ne permet pas d’obtenir une offre intermédiaire entre TGV et trains Intercités", selon la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports) – La Dépêche du Midi, avril 2016.

Exemple : un aménagement de la ligne actuelle Bordeaux-Toulouse est estimé à un coût de 4,3 milliards d’euros pour un gain de temps de 25 minutes alors que la construction d’une ligne nouvelle coûterait 5,7 milliards d’euros pour un gain de temps de 55 minutes.

Pour une égalité entre les territoires

Les LGV ont fait se rapprocher la France et l’Europe de la plupart des régions françaises sauf l’Occitanie à ce jour. Je demande l’égalité des territoires.

Depuis 1980, 77% des montants investis pour le réseau ferré à grande vitesse ont été pris en charge par l’État et la SNCF.

Soucieux de la gestion des dépenses publiques nationales, les collectivités d’Occitanie/Pyrénées-Méditerranée sont prêtes à prendre leur part dans le financement des projets de LGV. Mais la réalisation des lignes Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan ne pourra se faire sans un soutien réaffirmé de l’État.

Nos projets sont possibles

+ de 60% du coût des deux projets pourrait être assuré par des ressources nouvelles (nouvelle répartition de la TICPE, écotaxe sur les poids lourds en transit international, etc.), le reste étant apporté par l’Europe, l’État et les collectivités – conclusions des travaux menés par Eurosud Transport et d’une étude portée en 2017 par les deux Régions concernées. Un groupe de travail avec l’État est d’ores et déjà mis en place.

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À l’initiative du gouvernement se sont ouvertes en septembre 2017 les Assises nationale de la Mobilité. Cette démarche succède aux États Généraux du Rail et de l’Intermodalité (EGRIM), plus grande concertation régionale jamais organisée en France, qui se sont tenus en 2016.

À partir des 20.000 contributions recueillies à cette occasion, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a déjà fait un choix, celui d’un investissement sans précédent en faveur des transports ferroviaires et de l’intermodalité : 13 milliards d’euros d’ici 2030.

Aujourd’hui, la Région développe un nouvel écosystème innovant de la mobilité sur un territoire de 72.000 km2 qui doit penser son organisation des transports comme celle d’un pays : développement de l’offre TER, arrimage de la région à la Grande Vitesse, rénovation des lignes secondaires, complémentarité avec les autres transports en commun et les modes doux ou encore relance du fret.

La loi d’orientation sur les mobilités annoncée par l’État en 2018 devra être le reflet de cette dynamique territoriale qui s’attache à construire un nouveau service public régional des transports de qualité par les usagers.