La CABT participe au chantier de Murviel-les-Montpellier


François Commeinhes, Président de la CABT et Alain Vidal, vice-président délégué à la politique culturelle de valorisation du patrimoine ont visité le mercredi 5 avril, le chantier de fouille préventive réalisé conjointement par l’Institut National de recherches en archéologie préventive (INRAP) et le Service Archéologique de la Communauté d’agglomération du bassin de Thau, à Murviel-les-Montpellier.

C’est en effet à l’occasion de l’aménagement d’un lotissement, qu’une équipe de l’INRAP a mis au jour les vestiges d’un sanctuaire gallo-romain sur la commune. Situé sur un versant faisant face à la ville antique, ce sanctuaire est composé de bâtiments établis autour d’une vaste place dont trois côtés ont été dégagés. Son implantation sur un terre-plein devait lui offrir une position privilégiée, voire ostentatoire.

Cette découverte majeure s’ajoute aux nombreuses autres déjà réalisées sur l’agglomération antique du Castellas qui a vu le jour au début du IIe siècle avant notre ère.

Cette visite a également été l’occasion de mettre en valeur et de mieux percevoir les missions du service « Archéologie préventives » de la Communauté d’agglomération du bassin de Thau.

En tant qu’opérateur agréé, ce service de la CABT peut être missionné pour réaliser des fouilles préventives sur tout le territoire national. C’est un opérateur économique à part entière qui peut répondre à des appels d’offres publics ou privés.

Selon les chantiers, l’équipe composée de 4 archéologues spécialistes du Néolithique, de l’Age du Bronze, du 2e Âge du fer, de l’Antiquité et du Moyen‐âge peut faire appel à d’autres archéologues et scientifiques spécialisés, afin de réaliser les études les plus exhaustives possibles et d’agir vite. Le service participe également aux fouilles et études scientifiques menées sur des secteurs non menacés par des travaux d’aménagement. Enfin, les quatre archéologues surveillent aussi les petits travaux de voirie, ce qui permet parfois d’observer des vestiges sans pour autant arrêter les travaux.

C’est le choix d’une archéologie de proximité, réalisée par des archéologues experts sur un territoire précis.