Le château de Mauguio reprend vie !

A Mauguio, à 15 km à l'Est de Montpellier, le château des comtes de Melgueil a retrouvé son prestige originel et fait la fierté des habitants de la ville.


Avec le savoir-faire de nombreux corps de métiers - maçons, tailleurs, mosaïstes, menuisiers - le château inauguré le 15 mars 2019 se dévoile et vous invite à découvrir ces précieux vestiges lors de visites guidées sur inscription.

Après un an de réhabilitation, la demeure des Comtes de Melgueil, située au pied du Jardin de la Motte, cachée entre le plan Izard, les rues Diderot et de la Monnaie révèle de précieux vestiges. Voûtes exceptionnelles, cheminée monumentale, décor peint, plafond à la française... dans l'intimité de ce château se raconte l'histoire de Mauguio.

Par son histoire et son architecture ce bâtiment en plein cœur de Mauguio représente un site patrimonial exceptionnel. Pendant plusieurs siècles les Comtes de Melgueil ont eu une grande importance économique et politique sur tout le Languedoc. « Au cours du temps le château a connu beaucoup de transformations. La partie que la ville a restaurée va permettre de présenter l’histoire exceptionnelle de cette seigneurie qui fut très puissante et à l’origine de la naissance de Montpellier » explique Laetitia Dalbègue, responsable culturelle de la ville.

Le destin de cette famille très influente de Septimanie trouve ses origines dans l’aristocratie wisigothe. Cette dynastie est à l’origine de la création de la ville de Mauguio avec l’édification de la Motte castrale, symbole du pouvoir local. Surplombée d’un donjon de bois, elle faisait alors office de tour de guet et d’habitation pour les Comtes. Le village s’est ensuite développé autour de cette butte.

Avec une vue s’étendant jusqu’à la mer, elle est aujourd’hui devenue jardin public. « La ville souhaite que ce site patrimonial soit un lieu culturel de proximité avec des visites libres et guidées, des concerts, expositions, ateliers et spectacles qui viendront ouvrir  à un large public cet espace unique » poursuit Laetitia.  

La restauration a été l’occasion de valoriser le travail remarquable et exemplaire de tous les corps de métier qui sont intervenus sous la coordination de Renzo Wieder, architecte très investi qui a su fédérer toutes les équipes : de la ferronnerie à la taille des pierres parfaitement intégrées au bâti ancien, en passant par le travail des vitraillistes, ou celui des restauratrices des décors peints, ce sont autant de spécialistes du patrimoine ancien qui ont oeuvré dans un souci de minutie et de restitution fidèle. « Le chantier a été aussi une véritable aventure humaine, car tous se sont investis avec passion. Par exemple, pour remettre au jour les décors peints d’origine, les restauratrices ont dû enlever au scalpel jusqu’à neuf couches d’enduits superposées et réaliser un véritable travail archéologique pour retrouver les pigments d’origine. Nous avons d’ailleurs axé un aspect de nos visite sur la thématique de ces métiers d’art qui ont ici donné toute la mesure de leur savoir-faire.» 

Infos : 04 67 29 65 35 et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Nouvelle expo à Lattes "collection de torques"

 

Explorée depuis le XIXe siècle, la craie champenoise a livré un nombre considérable de nécropoles généreuses en objets qui ont aidé les générations successives d’archéologues à forger des références partagées pour construire et reconstruire l’image des Gaulois.
D’abord convoités pour leurs qualités antiques et esthétiques, les torques, ces colliers rigides caractéristiques, faits de bronze ou d’or, mis au jour en Champagne sont rapidement considérés comme des indices incontournables pour concevoir la chronologie de l’âge du Fer européen.

« Torques et compagnie. Cent ans d’archéologie des Gaulois dans les collections du musée d’Épernay », c'est le thème de la nouvelle exposition de Lattara au Musée Henri Prades de Lattes qui sera présentée jusqu'au 2 septembre 2019.

Une riche collection de 350 objets retraçant 100 ans d’archéologie des Gaulois en Champagne...

» Echos/Lattes