A propos du Salon du littoral

A La Grande Motte, les mardi 29 et mercredi 30 septembre, aura lieu un événement marquant pour la région. Il sera accessible aux seuls professionnels. Elus locaux ou régionaux, universitaires, experts en milieux marins confronteront leurs points de vue sur les grands problèmes maritimes et portuaires. D'ailleurs, le directeur du port de Sète, Olivier Carmes, sera de la partie.

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Pour l'occasion, Midi Libre a fait paraître (25/09) un supplément spécial qui fait connaître le point de vue de diverses personnalités. La ministre de la mer, Annick Girardin, sera présente pour l'ouverture du salon. Elle a, pour l'activité maritime française, de grandes ambitions. Elle "défend le verdissement des ports et du transport maritime". Car, pour elle, "le défi environnemental est le défi du siècle !" Pour sauvegarder "les réserves de biodiversité" que recèle le milieu maritime, il est nécessaire de remédier aux effets négatifs à l’œuvre dans les ports et les transports maritimes.

L'Organisation Maritime Internationale sera saisie de propositions comme "la réduction de la vitesse des navires et la teneur en soufre des carburants utilisés". Au niveau national, aujourd'hui, les armateurs français ont équipé leurs navires de branchements électriques à quai et de filtres à particules. "D'autres initiatives sont en cours sur l'utilisation de l'hydrogène vert notamment". Et dans l'avenir, la ministre veut positionner la France en tête de la prochaine [révolution], celle des ports "zéro émission". En renforçant par ailleurs la formation et l'attractivité des métiers, il s'agit de faire de la France une des grandes puissances maritimes de demain.

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 A Sète, on n'est pas resté les bras croisés. Thiéry Meunier, directeur de projets à EDF, indique que, comme à Monaco ou à Marseille, on utilisera la thalassothermie (ou géothermie) "pour couvrir les besoins de chaud et froid". Une barge multi services utilisera l'hydrogène "propre", distribuée par Hynamics filiale d'EDF. Ce que confirme M. Olivier Carmes avec "le développement d'une solution hydrogène innovante pour la production électrique". Et il évoque ce qui a déjà été réalisé par l'autorité portuaire sétoise : "la couverture photovoltaïque des entrepôts, le développement du transport multimodal, la démarche "zéro plastique". Et c'est en 2021 qu'aura lieu le branchement à quai des navires.

Tout cela rejoint les vœux de la ministre, A. Girardin, qui souhaite, comme pour les ports de plaisance, "un ancrage plus étroit dans son territoire" [du port] et "rétablir le port et ses offres de service comme levier d'attractivité". La ministre évoque aussi l'éolien en mer, cher à Carole Delga, la présidente de la région Occitanie. Celle-ci souhaite développer le projet "Hydrogène littoral", produire de l'hydrogène vert à partir d'éoliennes flottantes en mer qui doivent entrer en service en 2022. Echo du très récent changement de cap de la politique énergétique du gouvernement (Le Monde, 27/09/2020). 

Belle effervescence ! Il est vrai que l'Occitanie est bien placée pour participer ou anticiper les évolutions en cours. Et pourquoi pas, comme l'indique le titre de la brochure "Une relance bleue" ?

Hervé Le Blanche

Brocante - les conseils d'un pro

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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