Triste bilan après la malaïgue

La canicule passée et le manque de vent ont été synonymes d'épisode de "malaïgue" pour la lagune de Thau. Conséquence, le manque d'oxygène et l'importante température de l'eau ont augmenté la mortalité des coquillages et décimé principalement les huîtres et les moules surtout du côté de Marseillan. Les conchyliculteurs de l'étang de Thau sont impactés par la malaïgue.

Le 30 août 2018, le préfet de l’Hérault va donc saisir, sans délai, la commission nationale de gestion des risques agricoles, en vue de la reconnaissance du sinistre par arrêté ministériel. Le ministère tranchera.

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la «Malaïgue» sur une partie de la lagune de Thau : 

Elle se caractérise par une coloration blanche de l’eau due à un manque d’oxygène (entre 0,05 et 2 mg/l observés) et une hausse de température de l’eau entre 28 et 30° observés.

le phénomène provoque à ce seuil élevé, une mortalité de certains coquillages notamment les huîtres et les moules, mais aussi des poissons et des algues présents dans l’étang.La dystrophisation est l'état extrême de l'eutrophisation, qui se traduit par la mort des organismes animaux et végétaux supérieurs pour cause d'Anoxie du milieu
Dans le sud de la France (dans la région de l'étang de Thau notamment) ces crises de dystrophisation sont dénommée  malaïgues.

  • Les bactéries aérobies et les algues pullulent à la suite d'un apport excessif de matières organiques biodégradables, lui-même engendré par un excès de nutriment. Les algues s'accumulent naturellement en surface où l'ensoleillement est le plus important.
  • Les bactéries et le zooplancton constitué des organismes animaux, qui dans un premier temps les mangent, appauvrissent rapidement le milieu en oxygène dissous (vases, eau), notamment la nuit quand la photosynthèse est inactive et que les plantes et les autres organismes consomment l'oxygène dissous et expirent du CO2.
  • La hausse du taux de CO2 et de nutriments provoque un développement encore plus important de phytoplancton et/ou d’algues de surface, qui vont faire obstacle à la pénétration du soleil et des UV dans l’eau.
  • Les organismes aérobies meurent dans les couches les plus profondes, en libérant du CO2, du méthane, de l’azote et du phosphore qui vont encore enrichir le milieu et accélérer le processus qui va alors s'autoentretenir (Une partie de l'azote s'évapore, mais le phosphore reste mobilisable dans l'eau et entretient la dystrophisation).
  • Le zooplancton, les organismes mobiles (poissons, amphibiens, invertébrés) ayant disparu, alors que la capacité du vent à oxygéner et brasser les couches d'eau diminue aussi, et une couche chaude s’étant formée en surface, les eaux profondes ne se ré-oxygènent plus (effet thermocline + brassage réduit des eaux).

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  • Selon France3 : "Face à l’ampleur du phénomène, la préfecture de l'Hérault a décidé de mobiliser le dispositif des calamités agricoles, qui fait l’objet  d’une enquête préliminaire pour constater les pertes de productions.
    Le fond national de gestion des risques agricoles est sollicité dans les meilleurs délais. Les producteurs ont été invités à rassembler les éléments nécessaires aux déclarations de pertes de production."
  • La malaïgue est terminée, et si certains ont perdu 100% de leurs productions,  c'est l'heure des expertises et en même temps de se réapprovisionner en naissains.

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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